Antoine Voyage...

Tour du Monde

12 décembre 2011

Mille et une lieues selon Tao

Un voyage de mille lieues commence par un seul pas...

Posté par Antoine Voyage à 20:43 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


30 août 2011

La Croatie au mois d'août

Une semaine de vacances. Une fois encore c'est un peu court mais c'est déjà ça de pris et il était temps de faire une pause, de m'éloigner de mon rythme stressant.
Je décide de ne pas partir trop loin et j'ai envie de soleil, de mer et de paysages. La Croatie n'est pas si loin, moins de 1000 km de Lyon.

Je prends ma fidèle auto et part à la découverte. Je m'attendais à être emballé par les paysages, il en fut ainsi, à être envahit d'une horde de touristes, il en fut également ainsi.

Après 10 heures de route et une nuit dans ma voiture, je suis à Opatija et découvre une cote découpée, magnifique. L'endroit sent cependant cruellement la station balnéaire un brin huppée. Un petit déjeuner, un premier bain dans l'Adriatique et je pars pour la capitale, Zagreb

J'ai adoré cette ville. Capitale et ville à taille humaine, elle est calme et pleine de charme. Un bon lit dans une auberge de jeunesse remplace la matelas dans mon coffre...  Mélanges architecturaux, de beaux édifices et de petites ruelles étroites, pavées, à l'ambiance douce, tranquille invite à la flânerie.

Quittant Zagreb, je suis une très belle route et me dirige sur le parc national des Lacs de Plitvice. Arrivé en fin d'après-midi, je me pose dans le camping, décidé à y aller dès l'ouverture car il y a foule.
Le parc, classé à l'Unesco est tout simplement magnifique, féérique. Des collines boisées entourent une série de lacs turquoises reliés par une ribambelle de cascades. Je me régale et fais une très belle et longue balade. Mais en début d'après-midi, la foule devient omniprésente, dense et il est temps pour moi de partir, c'en est même pesant. Des touristes dans toute leur splendeur, arrivé par cars entiers, bruyants, indisciplinés, bref, fuyons...

L'étape suivante me ramène sur la cote, à Split. Classé également à l'Unesco, le site est une belle découverte, riche d'une histoire de plusieurs siècles et ça se voit, ça se sent. J'arrive à mettre un peu de côté le tourisme, les restaurants "touristiques", le sans-gêne du grassouillet en short et prends ce que j'ai à prendre.

Je savais que ce voyage ne serait pas l'occasion d'un réel échange avec la population, d'un dépaysement total mais ce sont de bons moments.

 Etape suivante, Dubrovnik. Les kilomètres s'enchainent mais les routes sont belles et agréables.
Dubrovnik, la perle de l'Adriatique est une place aux mille sensations. La citadelle, une des plus belles d'Europe mérite cent fois la visite. Elle a surmonté les attaques et, même en partie détruite en 1991, elle n'en garde aucune séquelle, la restauration est à la hauteur de sa beauté.
Arrivé en milieu d'après-midi, je la visite à la tombée du jour. Elle prend de belles couleurs. Le lendemain, réveillé tôt après une nuit dans ma microtente et un bain au calme, je m'en vais visiter à nouveau ce joyau de citadelle. Je déambule dans les rues, découvre les petits endroits sympa, on sent les richesses de l'histoire. Mais vers midi, la ville est bien plus qu'animée. La foule est si dense qu'elle en devient pesante, oppressante, le temps pour moi de m'évader et de fuir la cité.
Je descends à une quinzaine de kilomètres plus au sud, à Cavtat, petite ville plus tranquille mais où se cachent de beaux yachts, des hôtels de tourisme "all inclusive". On est dans le balnéaire... Mais c'est l'occasion de trouver un petit club de plongée et d'aller faire des bulles, de retrouver un lieu où je me sens si bien, au calme, les profondeurs marines. Je passe un super moment.
Je passe la soirée dans cette cité balnéaire après avoir rencontré des français en vacances, histoire de faire la fête. Ce fut une soirée très sympa, un peu alcoolisée. J'ai du dormir sur place. J'ai d'ailleurs regretté une partie de la journée du lendemain les excès de la veille...

Je quitte donc le sud de la Croatie et entame la remontée, longeant les cotes découpées, entre mer et montagnes, toujours sous un soleil radieux qui m'impose avec un plaisir non dissimulable de faire des pauses baignades régulières.

Je visite Zadar, une fois encore une belle ville. J'ai adoré les deux œuvres contemporaines de Nikola Basic, l'Orgue Marin et la Salutation au Soleil. Des tubes à soufflets installés dans des marches émettent des soupirs mélancoliques à chaque mouvement de vague. S'allonger la tête dans les étoiles avec ces sons en fond est un moment unique. Quant à la seconde œuvre, haute en couleurs, elle illumine la nuit.

Je continue à longer la cote et m'arrête à l'occasion d'un virage, juste avant Senj, dans un club de plongée.
J'y passe la fin de journée avec une belle plongée en prime. C'est ma dernière journée, demain c'est le retour.
Le nuit fut si ventée que, dans ma tente, j'avais l'impression de dormir sur un cerf-volant... J'ai fini la nuit sur la plage à la chasse aux étoiles filantes.

Et le dernier jour est arrivé, je reprends la route, direction Lyon. La route fut bonne, je traverse l'Italie en passant rapidement par la Slovénie et arrive sur Lyon, de retour au bercail.

Mais une mauvaise nouvelle en arrivant en France me rappelle comme la vie est imprévisible, injuste et qu'il faut savoir apprécier chaque instant, la savourer car nous ne maitrisons pas grand chose.

Le bilan de ce voyage est la découverte d'un très beau pays, aux cultures multiples, mélangées et le charme opère très vite. Il faut simplemnet faire abstraction du touriste teuton, hongrois pas très discret et d'un accueil "touristique", un peu froid sans être désagréable.

 

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 18:04 - V - La Croatie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2011

Photos

Des photos de cette virée turque sont désormais sur le site.

J'ai également ajouté des photos sur l'Ethiopie qui manquaient cruellement, espérant que tout ceci vous donnera envie d'aller à la découverte de ces pays, à la rencontre de ces cultures.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 00:36 - U - La Turquie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2011

Séjour en terre turque

Une semaine de vacances en un an, il m'était devenu une nécessité de prendre l'air.
Le rythme que m'impose et que je m'impose dans cette vie française en devient un peu fou.
Une semaine, je n'ai pas plus à disposition, je ferais avec et je me faisais confiance pour la mettre à profit.

Mon premier souhait était de découvrir le Liban mais les évènements alentours m'en ont dissuadé. Ce n'est que partie remise en attendant que ces peuples et terres aient retrouvé un peu de calme, de sérénité et un peu plus de liberté.
Ce fut alors la Turquie. A seulement 3h de vol de Lyon, bonne période, dépaysement garanti et aux charmes depuis si longtemps vantés par mon amie Ysabel qui a longtemps pratiqué ce pays.

Arrivé à un point de saturation qu'il me devenait difficile de masquer, je "pose" des jours. Mercredi, je prends un billet, départ le samedi. Un sac à dos, un guide et me voilà en vol.
C'est toujours aussi bon de se retrouver au moment de décoller pour une terre inconnue, avec sa part d'excitation mais aussi d'appréhension.

Parti de Saint-Etienne, j'arrive à Istanbul samedi soir, sur Taskim en plein cœur du quartier le plus vivant. Je me trouve une petite chambre (un dortoir dans une auberge de jeunesse) et me voilà installé. Je m'installe ensuite sur Sultanameth au cœur même de la partie la plus historique (et touristique).

S'en suit la découverte d'Istanbul sur trois jours. Je prends la température de la ville, m'y balade à pieds, profitant du beau temps, d'une population accueillante.
Et c'est Aya Sofya, la Mosquée Bleue (Sultan Amhet Camii) qui m'ouvrent leurs portes, les quais d'Emïnoniü et ses sandwichs au poisson, ses pêcheurs du pont Galata qui m'invitent à partager un moment avec eux et avec qui je passe plus d'une heure, soleil couchant à lancer le bouchon. Je me sens très rapidement à mon aise. Auberge de jeunesse, dortoir, je sors de mon confort, idéal pour me vider la tête.

C'est dingue comme j'ai très vite repris mes marques, sortes de réflexes avec mon sac au dos, les sangles dans un sens, l'appareil photo à portée de mains et d'œil. Habits de voyage, lunettes de soleil, bouteille d'eau, je me sens bien, heureux et je ne pense même pas au boulot. Sans téléphone, sans connexion à internet, la vie simple, l'observation et la découverte comme seuls plaisirs. J'ai très vite compris que j'avais fait le bon choix. Je ne me vois vraiment pas en club ou en voyage organisé.

Je prends mon temps, bouquine, et c'est au 2ème jour que je visite le palais de Topkapi. Du XVème siècle, son histoire est riche et le lieu est impressionnant, une multitude d'endroits, des siècles d'histoire. Le sultanat, une sorte de conte qu'on nous raconte aux soirs de notre enfance qui prenait alors un peu vie.

Istanbul est un mix entre l'histoire et le contemporain. Aux croisées de continents, de cultures, d'influences, j'ai été surpris par cette diversité. On est bien loin des stéréotypes que nos (satanés) dirigeants actuels voudraient nous faire adhérer. Ce sont des blonds et des blondes, des yeux clairs, des bruns, des asiatiques et je ne sais encore de ce que peut comporter la palette de notre planète que je rencontre ici.

On y mange bien. Bon, ce n'est pas très light et je comprends l'embonpoint dont souffre une bonne partie des hommes. Leurs desserts sont si gras qu'ils feraient passer une part de kouign amann pour un repas minceur...

Je suis les conseils avisés d'Ysabel, les lieux s'enchainent, Küçuk Aya Sofya, la citerne citadelle, un café turc au café Pierre Loti, en haut de la colline après une traversée de ce cimetière aux célèbres ottomans, le grand Bazaar, sorte de centre commercial géant, bien plus joli que nos affreux centres certes un peu touristique mais si local.

La Cappadoce à 720 km d'Istanbul sera mon étape turque, mon bol d'air.
Située au milieu de l'Anatolie, entourée de montagne, la Cappadoce est digne d'un décor de cinéma, de monde parallèle.
Ses formations rocheuses m'ont carrément bluffé. Et que dire des habitations troglodytes dont certaines placeraient le logement HLM en digne héritier. Les églises sont nombreuses (ce que ne fait pas faire aux hommes Monsieur Dieu !...) et certaines roches ont été creusées sur de nombreux étages.

A peine débarqué de mon bus et fort d'un sommeil de quelques heures seulement car même le confort du bus ne m'a jamais appris à dormir assis..., je rencontre d'autres voyageurs et part marcher dans les vallées alentours. Impressionnantes, je suis face à un spectacle absolument magnifique, unique.
Je suis avec un couple de canadiens, une australienne, un irlandais.  Au programme, des kilomètres de marches mais je ne sens pas la fatigue, discussions, photos, que puis-je demander de plus ?
Ces voyageurs dont certains sont partis pour plusieurs mois me donnent encore plus l'envie de poursuive ma route, de repartir pour plusieurs mois sur les routes du Monde.

Je passe trois jours à Goreme. Après la balade dans les vallées alentours, je passe une journée en circuit organisé pour découvrir la très belle vallée d'Ilhara mais aussi la cité souterraine de Derinkuyu, creusée sur plus de 8 niveaux où vivaient jusqu'à 4000 personnes, un endroit complètement fou à ne pas conseiller aux claustrophobes.
Une dernière journée où je visite le Musée à ciel ouvert de Goreme, complexe d'églises, de monastères et de chapelles mais dont le nombre de touristes en groupe, essentiellement des français, italiens et japonais me presse de visiter au pas de charge et de m'en échapper.
Je pars alors dans la vallée de Brement et pour y aller alterne entre minibus, auto-stop et marche. Faire du stop est assez facile car les turcs sont si accueillants que l'on ne reste pas longtemps le pouce levé.

Mon séjour en Cappadoce s'achève et c'est de nouveau un bus de nuit de 12 heures qui m'attend. Je rencontre une lyonnaise en voyage qui prend le même bus jusqu'à Ankara. Le monde est petit, Lyon me parait grand...

A mon arrivée à Istanbul, je reprends mes marques à Sultanameth et le petit déjeuner avec vue sur la mer de Marmara fut un moment agréable.
Je ne passerais pas cette dernière journée à courir les édifices mais simplement à me promener, écouter de la musique dans la rue, observer les scènes de vie.

Mon voyage s'achève par une soirée à Taksim, lieu si vivant qu'il ferait pâlir la moindre rambla barcelonaise...
Les turcs ont le sens de l'accueil, de la fête, c'est très agréable.
Au retour à mon auberge, les jambes si fatiguées qu'elles ne répondent plus qu'au harcèlement moral que je leurs inflige, je m'effondre dans mon lit, il est 02h du mat'.

Il est temps pour moi de rentrer, fin du voyage mais quel beau moment !
Je me sens reposé, du moins nerveusement. Il a certes fallut que je me fasse violence pour ne pas prendre le large mais ça n'enrichit que le nombre de projets...

Je ne parlerais pas de retour à la réalité car pour moi il y a plusieurs réalités.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 15:18 - U - La Turquie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 septembre 2010

Compostelle, une route pour un père

Mon père est reparti sur les routes de Saint-Jacques de Compostelle. Une première partie qu'il a vécue l'année dernière avec une halte forcée à quelques encablures de l'Espagne.

Il repart pour finir ce qu'il a commencé. Une bien belle aventure qu'il vivra seul mais on n'est jamais bien seul en vadrouille et nous sommes avec lui à chaque pas.

Le lien de son périple "Mon papa en route pour Compostelle" permet de suivre l'aventure.

Bonne route mon papa, bon voyage.

Pace Slaute

Posté par Antoine Voyage à 14:04 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]




26 février 2010

Halte aux préjugés

Lorsque je suis parti en Ethiopie, nombreuses ont été les réflexions. Des réflexions d'interrogations, de questionnement, de stupeur même. Mais pourquoi l'Éthiopie ?
Et j'allais me faire couper la tête, enlevé, tombé sur une embuscade ou un attentat, me faire embêter et racketter. Il n'en ait rien été.

Nous avons souvent une image fausse de certains pays, véhiculée par les médias et quelques faits divers.
Or la vérité est bien souvent différente et il serait bon d'ouvrir les yeux, d'ouvrir son cœur et de s'ouvrir aux autres plutôt que d'ouvrir TF1 et d'écouter un JPP ou un NS si anxieux, si apeurés par nos semblables qui ne nous ressemblent pas qu'ils doivent en mouiller leurs culottes en mohair.
Et si l'on se fie au Ministère des Affaires Étrangères, il ne faudrait même pas aller en Corse !...

Je pense que nous vivons dans un des pays les plus beaux et les plus diversifiés que ce soient ses paysages et ses cultures. Je pourrais même en être fier. Mais quand j'entends qu'on refuse des visas (objectif : 80 % de refus) à des gens qui souhaitaient juste venir à Paris pour la Saint-Valentin (de riches éthiopiens qui ne voulaient pas rester, toucher nos allocs, prendre nos emplois et nos femmes) alors j'ai tout simplement honte.

Alors s'il vous plait, essayons d'ouvrir un peu plus nos écoutilles, nous ne prendrons pas l'eau pour autant mais nous nous enrichirons, tout simplement.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 16:56 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2010

Sur les routes d'Ethiopie et Ziway

Wukro, ville tranquille et modeste. Un hôtel flambant neuf nous sert de base. Confortable et propre, nous paierons la modique somme de 75 birr, soit environ 4 €. Décidément, il n'est pas cher de voyager ici.
Il fait chaud, nous sommes à 2000 m d'altitude, entourés de montagnes. Nous partons l'après-midi en direction de Dugem. 40 km de piste cahoteuse et poussiéreuse. les transports sont rares, nous "louons" les services d'un mini-bus mais il servira aussi de mini-bus pour bien d'autres personnes... Il faudra parlementer afin de pouvoir partir à la découverte de Debre Tsion Abuna Abraham, une église taillée dans la roche que je qualifierais de troglodyte. Nous y accédons après 3/4 d'heure de montée et 500 m de dénivelé, poursuivis (ou suivant...) une horde d'enfants nous servant de guides. Tom est à la peine mais y arrive. Une fois encore c'est impressionnant. Ces réalisations sont particulières, d'un autre temps et les prêtres sont encore présents. J'ai aimé les paysages aussi, ces étendues où rien ne semblerait pousser mais où la vie est cependant présente.
Le soir, revenu dans notre hôtel, nous faisons un bon repas, mérité. Je mange un Kitfo, plat typique, sorte de tartare servit avec une injira, la galette traditionnelle éthiopienne. Un tartare en Afrique, fallait oser...
A la tombée du jour, un hélicoptère d'une équipe de télé nippone se pose à côté de l'hôtel. De suite, c'est l'effervescence, des centaines d'enfants accourent, simplement joyeux du spectacle.

Le lendemain, nous reprenons la route. Je décide de descendre plus au sud trouver un peu de verdure. Au sud, c'est au sud d'Addis Abeba. Il y a de la route mais après ces paysages secs et chauds, un peu de calme et de vert me fera du bien.
Nous repassons par Mekele, le temps de changer de bus. Notre bus fonce, y compris dans les villages se frayant un passage à coups de klaxon. Je crains l'accrochage ou l'accident à chaque traversée. Il y a des images qu'on n'oublie pas facilement.
Nous ferons halte à Kombolcha pour la nuit.
Départ à 04h30 du matin pour Addis. Peu après être parti, j'ai très chaud, me mets à transpirer de partout avec des picotements dans les mains. Petite inquiétude. Est-ce ce que j'ai mangé hier, un moustique (et son palu)... ? Ça finit par passer. Tom a eu à peu près les mêmes symptômes et au même moment. Ça ne se reproduira pas, tant mieux.
La route est belle et c'est en début d'après midi que nous parvenons à la capitale.
Le temps de sauter dans un autre bus pour Ziway, j'y arrive en fin de journée, fatigué par ces 13 heures de bus.
J'ai laissé Tom à Addis, peut-être nous recroiserons nous.

Ziway, je m'y pose 3 jours, au calme de cette ville et de son lac.
J'avais envie et besoin de me poser, de prendre le temps de vivre tranquillement au rythme éthiopien.
Je me balade aux bords du lac avec ses innombrables oiseaux, ses pêcheurs dont je dégusterais le résultat de leur matinée passée à ramer sur le lac. Scènes de vie aux bords du lac. Les poissons sont vidés au bord, ils en font des filets et c'est manuellement, avec les dents qu'ils enlèvent la peau. Il n'y a plus qu'à le cuire...
le marché est animé. Je fais connaissance avec Seifu, marchand de céréales. Nous passons du temps à parler, chacun étant curieux de l'autre. Le lendemain, nous nous reverrons autour d'un café. Il tient absolument à m'inviter y compris à dîner le soir. Cet homme qui travaille pour gagner trois fois rien est d'une générosité exceptionnelle. Il ne gagne que 5% sur ce qu'il vend. Un sac de 100 kg de céréales, acheté 460-470 birr est revendu 500. Il en faut des kg pour vivre. 30 birr de gagnés (soit moins de 2 €), c'est délirant. Et le jeune homme qui l'aide certains jours de marché est payé 25 birr la journée, 1,50 €. De quoi faire réfléchir. Mais je parviendrais à l'inviter le soir dans un nouveau resto ouvert depuis 3 semaines. Nous discutons avec le patron. Ce sera une soirée très sympa. C'est ce que je suis venu chercher aussi ici, la rencontre, le contact. Je suis servi.

Les éthiopiens sont fiers. Seul pays d'Afrique jamais colonisé, ils sont unis et sont heureux de nous savoir intéressés, sont prévenants et tiennent à ce qu'on ait une bonne idée du pays.
Fins, élancés, les différences sont nombreuses ici. Pas moins de 84 ethnies vivent en Éthiopie. Une remarque s'impose. Les éthiopiennes sont belles et souriantes. Il n'est pas bon rester trop longtemps ici, je pourrais ne pas tomber uniquement sous le charme du pays...

Après cet intermède, je remonte sur Addis, mon avion n'est plus très loin.
Sur Addis, je pars à la recherche d'un club de judo. Après avoir été au Ministère des Sports, j'ai fini par trouvé le bureau de la fédération, sans personne. Je ne serais pas parvenu à m'entraîner ici. L'athlétisme et le foot sont les sports nationaux. Quand je leur répondais "français" à la question "where are you from ?", souvent ils répondaient "Zidane ou Zizou !". Thierry Henry aussi...
Comme tout pays en plein développement, les différences entre les riches et les pauvres sont énormes. Autant elles sont peu visibles en dehors d'Addis autant il n'est pas rare ici de voir de très belles maisons, de grosses voitures (Mercedes, Hummer..., surtaxées de 100 à 300 %). Gageons que ça finisse par profiter à l'ensemble de la population. Le rêve reste encore possible dans ce monde alors je m'autorise à le penser.
Je retrouve Tom et son ami Thibaud pour la soirée.

Mardi, dernier jour en Éthiopie. Ça y est, ça sent la fin. Le ciel m'offrira un spectacle encore inconnu pour moi. Une auréole entoure le soleil (voir photo).

En fin de journée je retrouve Temesgen, le frère de Sissay (parti lui en vadrouille). Je passe un bon moment autour de verres. Puis je retrouve Tom et ses amis croisés par hasard et c'est ainsi que je finis ma virée éthiopienne, autour de nombreux verres (c'est pour mieux dormir dans l'avion...).
23h30, aéroport Bole International, mon avion est à 02h10.

Revenir pour pouvoir repartir...
Je quitte la terre éthiopienne espérant avoir le plaisir d'y revenir (le sud, très différent m'invite à lui rendre visite) avec des images plein la tête et la carte mémoire, la certitude d'avoir fait une belle découverte et le sentiment d'être venu chercher une fois encore un peu de moi même.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 00:30 - T - L'Ethiopie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2010

Premiers pas en terre ethiopienne

Mon avion quitte le sol lyonnais et me fait traverser les Alpes. Quel spectacle que le Mont-Blanc et sa chaîne si blanche en cet hiver neigeux. Et dire que la veille je skiais sur ses pentes...
Première escale à Istanbul. Pas le temps de visiter, je n'ai au final qu'une demi-heure entre les deux avions, ça passe.

J'arrive à Addis-Abeba à 02h du matin. Je trouve une chambre moins que correcte (n'ayant rien réservé, je ne fais pas le difficile... et je n'avais qu'une envie, m'allonger).
Mes premières heures en Éthiopie me rappellent qu'il n'est pas toujours facile de changer de décor.
Je change mes dollars au marché noir (histoire de gagner quelques Birr..) et m'enquiers d'une chambre mieux située, pas forcément plus clean mais au tarif moins "farenji" de 2h du mat'.
Je contacte Sissay, un ami d'amis (...) et passe l'après-midi en sa compagnie. Je découvre la ville et la vie locale.
Addis, à 2400 m d'altitude a tout d'une capitale africaine. Dense, bruyante, aux taxis et mini-bus taxis bondés tout klaxon dehors, à la circulation aléatoire. On sent une effervescence et un fort développement, sans réelle harmonie ni une once d'urbanisme.

Après une soirée en compagnie de Sissay et de son amie Deborah, à l'accueil en or, je décide de ne pas m'attarder sur Addis, j'y reviendrai pour mon départ. Je prends donc dès le lendemain un bus (un mini-bus, pas très confortable, pas forcément très sur mais si "local"...) direction Bahir Dar aux bords du lac Tana (au nord ouest). La route est longue et c'est à Debre Markos que je passe la nuit. Je rencontre dans ce mini-bus Tom, belge espagnol en vadrouille lui aussi. Nous cherchons une chambre mais un congrès dans la ville rend cette quête difficile. Nous finissons par avoir la plus grande chambre de la ville, deux lits nous sont installés dans la salle de conférence d'un hôtel. Ils se démènent pour nous accueillir, la suite promet d'être bonne.
C'est l'occasion de parties de babyfoot avec les jeunes de la ville mais le pilage de piments autour nous fait tousser, nos nez coulent..., les yeux nous piquent. Fin de la partie.
Bon, il faut que je tombe sur un groupe de retraités lyonnais ici, au milieu de l'Éthiopie pour me rappeler que le monde est petit. Un apéro en leur compagnie me suffira cependant...

Réveil matinal à 04h45 pour aller prendre un bus pour Bahir Dar. La ville est plutôt agréable et, située aux bords du lac Tana, elle possède un certain charme.
Nous partons explorer le lac en bateau avec visite d'une péninsule et de deux iles où des vieilles églises orthodoxes (la principale religion en Éthiopie) s'y trouvent. Belle promenade, retour au coucher du soleil. Après des heures de bus, une balade au calme sur l'eau fait office de retraite tranquille, loin de la poussière et du bruit.
Nous passons une soirée agréable avec des amis de Tom de passage dans le coin. Soirée entre européens mais sympa. Moment de vie de voyageurs.

Nous reprenons la route dès le lendemain matin, toujours aux aurores. Il faut parvenir à avoir un bus, il n'y en a pas beaucoup et surtout ils sont vites pleins. Je ne savais pas trop quelle route prendre alors je me laisse embarquer dans le projet de Tom d'aller au volcan Erta Ale à l'est du pays.

Nous arrivons en fin de journée à Lalibela, lieu touristique (sans trop de monde cependant) mais magique au terme de 13 h de bus.

Moment de vie africaine, éthiopienne.
Nous sympathisons avec Esubelew, l'assistant du bus (celui qui fait monter et payer les gens).
A une jonction, nous devons attendre que les négociations, un peu houleuses, nous permettent de poursuivre notre route.
Il faudra bien une heure pour que ça se décante et c'est le chef du village ou du traffic, d'un calme qui sied à sa fonction qui règlera le différend et qui nous permettra de repartir sur cette route si poussiéreuse que je rêve à chaque virage d'une douche fraiche.
Nous faisons halte dans un village où l'on charge des marchandises et où des personnes se ruent dans le bus. S'ensuit une altercation qui nous retardera d'une heure supplémentaire.
Notre ami Esebelew est pris à parti au moment de remonter dans le bus. Situé juste à coté de l'entrée, je l'aide à ne pas se faire happer en dehors. Des coups fusent, deux belles claques bien lourdes. Nous finissons par l'arracher et il est dans le bus. Devais-je intervenir ? Je ne savais pas trop mais j'avais peur d'une chose, une scène de bagarre ou de lynchage. Ça surprend un peu les autres voyageurs que l'on prenne parti. La police s'en mêle, Esubelew redescend du bus pour s'expliquer. Dans le bus, enfermés, même les éthiopiens ont chaud. Dans un moment, un peu excédé par la situation et par certains passagers montés à cet arrêt, je pousse même une gueulante pour avoir un peu de calme. Je pense que je devais commencer à saturer un peu, la chaleur et les longues heures de bus avec...
Nous repartons, tout le monde est là. Une fois encore les sages sont intervenus.

Nous parvenons à Lalibela de nuit et la douche, une bonne bière et un bon repas seront de belles récompenses.

Lalibela est connue pour ses églises taillées dans la roche. J'ai été bluffé par ces réalisations d'un autre temps, d'une énergie incroyable. C'est fou ce que les croyances peuvent faire faire aux peuples.
Dans l'une d'entre elles, un jeune homme est assis et lit le petit livre saint sur un ton monotone à endormir un troupeau d'éléphants. A ses côtés, un vieil homme enroulé dans un drap blanc, semblant dormir, le corrige à chaque faute. Lui le connaît par cœur. C'est ce genre de scène que j'adore, loin du récit d'un guide m'expliquant l'histoire du roi qui fit construire l'église.
Je m'y balade, découvre ces œuvres et parcours le marché très dense, animé. D'où l'empressement des gens à monter dans le bus la veille pour venir vendre leurs produits.
En fin de journée, nous décidons avec Tom de monter au dessus de la montagne. La pente est forte et après 500 m de dénivelé, perchés à quelques 3100 m, la vue est superbe et le lieu calme, paisible, loin de l'agitation de la ville en ce jour de marché.
Nous nous ferons inviter à la cérémonie du café par un paysan où, dans sa hutte en terre, autour d'un feu dégageant une fumée épaisse, sa femme nous prépare les "buna", les cafés. Comme dans d'autres pays, ils en font 3 avec le même café, café à réveiller le troupeau d'éléphants endormi par le jeune homme de l'église... Nous redescendons de nuit, à la lumière de la lune, content d'avoir pu partager ce moment.

Le lendemain de nouveau un réveil matinal nous arrache du lit, destination Mekele.
A la station de bus, nous retrouvons Esebelew, remis de ses émotions et qui nous permettra d'avoir une place alors que ce n'était pas gagné. Mais lorsque nous le quittons, il me dit qu'il se souviendra de moi, surtout si je lui donne un cadeau... Il ne perd pas le nord, moi qui l'ai aidé 2 jours avant à éviter de se faire taper dessus...

La route est de nouveau longue. Nous changeons deux fois de mini-bus avant de parvenir à Mekele. Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas. Je ne suis pas dans un bus mais devant un spectacle animé. Aux paysages désertiques succèdent des paysages verdoyants et cultivés.
Moment de drame de la vie.
Alors que nous sommes désormais sur la route principale, de nouveau dans un mimi-bus Toyota, nous pensons déjà à la bière et la douche dans un hôtel de Mekele. La route traverse de nombreux villages où les hommes et leurs mules, les vaches, les charrettes et les enfants se côtoient. Sans savoir pourquoi, un enfant qui courait sur la voie de gauche traverse devant le mini-bus qui pile. Le choc est violent, un bruit sourd envahit la cabine. Et je revois encore le corps de cet enfant d'environ 8 ans projeté en l'air et arriver sur le bas cote, inanimé. On ne sait pas quoi faire dans ces cas la. On se sent impuissant.
Les gens se ruent autour du bus, sortent du bus. Pour ma part, j'y reste.
Je me sens perdu, meurtri, ailleurs.
L'enfant, inconscient, sera pour finir emmené dans la ville que nous avons laissée 25 km plus tôt, à bord d'un autre mini-bus venant en sens inverse.
Une heure plus tard, alors que nous étions toujours arrêtés, le chauffeur avec la police, l'assistant revient avec un autre mini-bus. Nous reprenons la route, tristes. Nous se savons pas si l'enfant s'en est sorti, s'il s'en sortira et nous reprenons notre route comme la vie avait repris ses droits peu de temps après l'accident.

Nous parvenons à Mekele, nous sommes dimanche.
Lundi, nous visitons la ville et essayons d'organiser notre excursion au volcan qui a la rareté de posséder un lac de lave. Moi qui avait toujours rêvé de voir un tel spectacle, je devrais me régaler.
Ce n'est qu'en fin de journée que nous apprenons que la route qui y mène est bloquée.
Depuis le début de mon voyage, je suis constamment entre 1800 et 2800 m. Le volcan est dans une zone située en dessous du niveau 0 de la mer. Les températures avoisinent les 50 degrés. Comble de l'histoire, ce sont des inondations qui nous empêchent d'y aller. De fortes pluies qui ont eu lieu ailleurs ravinent par cette route et l'extrême sècheresse du sol provoque une rivière infranchissable. C'est de l'eau par 50 degrés qui fout notre aventure par terre, un peu délirant.
Nous ne parviendrons pas à trouver une autre solution, le volcan et la lave, ce sera pour la prochaine fois.

Un peu frustrés, nous montons sur Wukro où des églises taillées dans la roche nous attendent.  Mekele, en pleine effervescence pour les 35 ans du parti au pouvoir nous obligeait à la quitter, faute d'hôtel et d'une foule trop nombreuse à notre goût.

Suite au prochain épisode...

Mais que le voyage est bon et c'est en découvrant la richesse de ce pays, sa population et ses cultures que j'ai compris une fois de plus pourquoi le voyage faisait autant partie de moi. Il s'impose tout seul, sans besoin de long commentaire.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 10:53 - T - L'Ethiopie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2010

Une pause et ça repart...

Voilà presque un an que je n'étais pas parti vagabonder sur les routes du Monde. Je profite d'une pause entre deux emplois pour partir voyager.
Ce voyage était pratiquement devenu une nécessité. Depuis mon voyage de 10 jours au Japon en avril dernier, je n'avais pris que quelques jours en septembre, l'occasion d'une vadrouille francophone en moto. L'appel commençait à se faire très présent. Mes chaussures et autres sacs à dos trépignaient. Je les voyais bouger tout seul dans le coin de mon appartement.
A cela s'ajoute Christophe, un ami rentré fin décembre d'un tour du Monde de six mois avec un sourire qui en disait long ; Lætitia, rencontrée à la Casa Gorriones au Pérou partie ce lundi pour six mois autour du Monde... Je ne pouvais rester sans bouger.
Drogué de voyage, j'ai donc décidé en quelques jours de partir. Tout cela a été vite car décidé il y a seulement une semaine. Je décide de quitter mon emploi actuel pour un autre. Je suis attendu de pied ferme mais profitant d'une fin de mission raccourcie dans le premier, pourquoi ne pas prendre un peu de temps entre les deux ? Et si je ne le faisais pas maintenant, quand le faire.
Où partir alors ? Le choix est tellement vaste qu'il n'est pas toujours facile de décider. La météo et les saisons sont heureusement là pour nous y aider. Envie d'Asie ou d'Afrique. Deux pays me tentaient particulièrement, le Sri Lanka et l'Éthiopie. Le Sri Lanka car je n'avais eu que de bons échos et ce mélange de culture indonésienne, de vie insulaire, de paysages magiques m'attirait. Mais plus loin (et un peu plus cher), j'ai alors  opté pour l'Éthiopie.
L'Éthiopie, ça fait causer dans les chaumières... "L'Éthiopie, mais tu vas te faire couper la tête" me disait un ami judoka... "Pourquoi l'Éthiopie ?" me demandait ma mère..., "Il n'y avait pas une autre destination qui t'attirait ?, plus calme ?!..."

L'image que l'on se fait de l'Éthiopie se réduit souvent à celle d'un pays pauvre et désertique, ravagé par la famine et la guerre. Pourtant, cette nation d'Afrique orientale possède une histoire et une culture des plus fascinantes. Seul État d'Afrique à n'avoir jamais connu la colonisation, l'Éthiopie est forte d'une fière tradition de lutte pour l'indépendance. Elle se distingue également par une variété de paysages insoupçonnée et un riche héritage chrétien orthodoxe, qu'elle a su préserver malgré la conversion des pays voisins à l'islam.

Quelques détours par des blogs et autres sites internet et il me fut facile d'y voir une destination où j'allais pouvoir m'évader.
Prise de billets, achat d'un guide et ça y est, mon voyage est organisé... Pas de tour opérateur, de circuit programmé, juste un billet (A/R, cela rassure mes proches...), un passeport, un appareil photos et un sac à dos.

De toute évidence, un voyage en Éthiopie reste une aventure. Les infrastructures touristiques sont très limitées et le confort sommaire. Peu fréquentée, encore marquée par l'histoire récente, l'Éthiopie accueille pourtant les voyageurs avec un grand sens de l'hospitalité, malgré la misère dans laquelle vit une partie de la population.

J'avais besoin de m'éloigner un instant de notre culture et de nos fonctionnements occidentaux où je me laisse rapidement embarquer dans un sillon et tourbillon très rapides, où l'on court après le temps, les plaisirs et l'argent ; avec un agenda rempli à deux mois. Il me fallait donc une destination comme celle-ci.

Alors je vais partir, m'évader, m'échapper, partir à la découverte d'un pays et d'une population.

A bientôt, des nouvelles à venir...

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 09:38 - T - L'Ethiopie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2009

Arghhh !...

Bon voyage mon Stef !...
Et dire que tu es parti dans un des pays qui m'a le plus marqué, le Mali. Envie de partir, de te rejoindre. Et que dire d'aller découvrir le Sénégal...
J'arrête, je me fais du mal.
Quant à toi, saches profiter de chaque instant, enfouis les mauvaises choses dans ce sol rouge et brûlant dont les rares pluies n'arriveront pas à faire ressortir.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 23:13 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2009

Un an....

Voilà un an que je suis rentré. Je ne sais que penser de cette date anniversaire. Si il y a un an j’étais heureux de rentrer au bercail, de retrouver les miens, il est difficile de dire aujourd’hui ce que cet anniversaire signifie. Cela signifie entre autre que le temps passe vite.

Ce blog existe toujours malgré son nom… Devrais-je créer un nouveau blog, l’intituler antoinetravaille.com…, histoire d’y poster mes états d’âme et mes vagabondages pensifs ? Je ne suis pas sur qu’ils présentent un grand intérêt et surtout qu’ils méritent d’être partagés.

Je compte bien continuer de voyager et poursuivre cette découverte de notre Monde alors ce blog devrait en toute logique poursuivre lui aussi sa route, suivre mes routes et être incrémenté de temps en temps par quelques histoires de voyage.

Repartir…, une belle idée, une belle question que l’on me pose régulièrement. Que répondre ? OUI, je partirais bien. Pas forcément un an car il faut bien se poser un peu, créer et construire quelques choses bien que cette année m’a une nouvelle fois prouvé que ce n’est pas une tâche facile. Mais partir quelques mois, avec un projet précis me plairait. Je n’ai et ne prends malheureusement pas assez le temps de le faire, de monter un projet qui justifierait un nouveau départ.

Des événements m’ont une fois de plus confortés dans l’idée qu’il faut savoir profiter de chaque instant et ne rien considérer comme acquis. Alors je ne pense pas changer demain de mode de fonctionnement et essaierais de poursuivre mes rêves jusqu’à en rattraper certains.
Mais il n’est pas toujours facile de se reconnaître dans cette société où tout est consommable, de la "consommaction" en passant par l’humain, l’homme et la femme. Qu’il serait bon de s’en éloigner un peu de temps en temps.

Alors au moment d’entamer une deuxième année dans cette bonne France, avant de retrouver une excuse pour repartir, je vais poursuivre mon chemin que j’espère jalonné de découvertes, de voyages en espérant ou devrais-je dire en rêvant d'un Monde un peu plus humain qui ne soit pas atteint de ce torticolis qui nous empêche de tourner la tête et de voir ce qui se passe un peu en dehors de notre seul champ de vision.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 23:08 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 août 2009

Photos Japon

Les photos du Japon sont enfin en ligne...

D'autres viendront surement, il manque les séances judo...

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 00:17 - R - Le Japon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 août 2009

Prise d'air

Les semaines et les week-end s'enchaînent à une vitesse que je n'ai pas l'impression de maîtriser. Je décide alors de m'offrir un week-end au calme, en montagne.
Mon havre de paix s'appelle Combloux, petit village des Alpes qui a bercé mes vacances d'hiver où je tentais chaque année de décrocher de nouvelles médailles.
Mais à cette saison, la neige sur laquelle je descendais, intrépide, sur mes planches aux fixations ancestrales a laissé place aux verts pâturages.

Véritable balcon face au Mont-Blanc, je suis venu m’y reposer, prendre l'air, me promener, m'éloigner de ma ville bruyante, stressée et stressante et peu souriante. C'était devenu plus un besoin qu'une envie. Besoin de m'échapper un instant et de prendre le temps de me laisser embarquer dans des balades tant physiques que de l'esprit.
Le temps était avec moi et j'ai passé deux jours au soleil, face au Mont-Blanc.
Je n'ai pas arrêté de le regarder, de le contempler. Il est toujours aussi beau, orné parfois d'un chapeau ou d'une écharpe de nuages, brillant comme un glaçon face au soleil, rosant quand il se couche, dont la blancheur me renvoyait sa splendeur.

Nous sommes pourtant en pleine période estivale mais les chemins sont (appréciablement) calmes et je rencontre peu de personnes, ajoutant un peu à cette sensation d'espace du calme et de l'éloignement.
Un week-end sans connecter un téléphone et sans que tout ne soit programmé. Ca fait du bien.
Là encore, pas de programme précis ni de réveil ultra matinal afin de parvenir avant midi au sommet du Grand Croisse Baulet, m'éloignant un peu de ma vie en semaine.

Mais ces escapades me renvoient un an en arrière et me rappellent comme il était bon de vagabonder, d'errer, de se laisser porter par la vie.
Ce n'est pas très bon pour la machine "travail" mais remettre une dose n'est pas désagréable.
De retour de mon voyage, il ne m'avait fallut que cinq mois avant de repartir en terres japonaises et j'avoue que l'envie de repartir sur les routes me picote les semelles... Mais je me contenterais pour le moment de ces séances d'évasion, n'ayant pas (encore) prévu de repartir.

Ce qui me conforte est de savoir qu'il existe de nombreux endroits où je peux m'échapper ne serait-ce l'espace d'un week-end, en des lieux qui sont pour moi de sortes de résidences secondaires, de lieux de pèlerinage au pays du calme.

Je vous laisse, je sens qu'il va falloir que je prévois prochainement un autre week-end "évasion"...

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 00:30 - S - La France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2009

Nuits blanches au pays du soleil levant

167 jours que j’étais rentré de mon voyage, soit un peu plus de 5 mois. Le temps passe vite.
Mais l'occasion était trop belle et malgré un nouvel emploi commencé six semaines auparavant, j'enfile à nouveau mes bottes de 7 lieux (et des poussières), mon fidèle sac à dos et me voilà reparti. Direction le Japon.
Je ne suis pas reparti voyager pour un an (bien que ce ne soit pas l'envie qui manque...) mais simplement une dizaine de jours.
Beaucoup m'avaient demandé pourquoi je ne m'étais pas arrêté au Japon durant mon Tour du Monde, pour le judo. Le Japon faisait partie des endroits que je voulais visiter mais j'avais envie de le faire avec mon club, avec mes amis judokas. C'était sans compter que ces zouaves allaient le programmer pour 2009, peu après mon retour. Difficile de résister et même si j'ai du attendre le dernier instant avant de prendre mes billets, ne sachant pas si j'allais être chômeur ou en activité, je suis parti. Ayant trouvé du boulot peu avant, j'ai donc négocié à l'embauche mes 10 jours de congés début avril pour partir, acceptés par mon nouveau patron, ça s'annonce bien.

Revenons au Japon. Je pars un jour avant mes amis, moyen d'économiser quelques deniers avec un vol moins cher.
Tôt..., c'est par un frais matin de printemps que mon fidèle ami Gégé m'emmène à l'aéroport. Le voyage commence. Je suis de nouveau sur les routes.
J'arrive à Tokyo, il fait beau et je me pose dans l'hôtel où me rejoignent mes amis dès le lendemain, me laissant alors le temps de prendre un peu mes marques, d'être un peu au calme, loin de l'agitation qui caractérisera le reste du voyage.
Les cerisiers sont tous fleuris et ça ne dure qu'une semaine, celle où nous serons au Japon, belle coordination entre nos natures voyageuses et la Nature.
Balade solitaire, je me revois quelques mois en arrière, avec toujours le même envie, le même émerveillement, le même sourire.

Le lendemain une troupe de 16 lyonnais un brin excités débarquent à l'hôtel. C'est le début d'un séjour haut en couleurs. Et là tout s'enchaîne. Au programme, découvertes de la ville, des centres d'intérêts tels quelques musées, parcs et temples mais aussi d’Hakoné et de la vie diurne et nocturne.

Le dépaysement est total. Tokyo compte 13 millions d'habitants. Mais bizarrement cette densité ne se ressent pas trop. Les immeubles ne sont pas très hauts et la ville ne se fait pas oppressante.
Face à nous, une population calme, où le klaxonne ne sert jamais et les autos, hybrides ou fonctionnant à l'essence (pas de diesel) font peu de bruit, du bonheur quand on connait la circulation.
Mais ce qui me frappera chez eux, c'est cette bipolarité, leur fonctionnement "On-off". Nous les voyons organisés et disciplinés (nous avons dû respecter les règles locales et ne pas traverser au feu rouge même si aucune auto n'arrive, ce qui peut paraître normal mais bien loin de nos pratiques latines).
Vêtus de leurs costumes-cravates, de tailleurs pour les filles (mini-jupe avec l'arrivée du printemps, pas désagréable...) et de leurs uniformes pour les écoliers, le changement est radical lorsque la nuit tombe, lorsque le week-end et là. Nous les croisons saouls, des hommes habillés en femmes, des femmes en poupées, certains réellement déguisés, guirlandes autour du cou... Ils se lâchent ! On sent cette société basée sur la performance, bridée dans ses fonctionnements et ses règles mais le besoin de sortir de ces codes est bien présent et cela s'opère dans les mêmes proportions que leur conformisme et organisation sont grandes.

Notre hôtel nous réserve un accueil en or. Nous bénéficions des connaissances de Gégé et Maud qui étaient déjà venus. Ces précieux contacts nous ouvrirons beaucoup de portes, à commencer par celles du Judo. Nous nous entraînerons tour à tour dans le dojo mythique du Kodokan mais aussi avec la Police où nous avons rencontré de vrais athlètes à la technique pure et l'engagement total. Sur le tapis, un entraîneur champion du Monde et un champion olympique. Même pas peur !...
Nous nous entraînerons également avec de jeunes étudiants lycéens et universitaires et dans le dojo "secret" d'Isamu, le gérant de l'hôtel. Situé dans le métro où un rideau de fer s'ouvre pour laisser apparaître le dojo, nous sommes dans une autre dimension.
Une chose est sure, l'esprit du judo est bien là. On le sent. Les principes fondateurs, la technique, l'engagement sont la base même de ce sport, que l'on soit à Tokyo, Lyon, Bamako ou Bombay.
Le regard des japonais est aussi curieux que le notre. Alors que le Japon compte 120 millions d'habitants, ils sont deux fois moins nombreux à pratiquer le judo qu'en France. Notre notoriété n'est pas usurpée. Quatrième sport pratiqué en France, il n'est que le douzième au pays fondateur, derrière le baseball et autre football... Mais leur engagement et leur pratique sont irréprochables, complets et fins, physiques et précis.
Ils sont curieux et un peu sur leurs gardes, ne sachant pas quelle est notre niveau et pratique. Leur distance n'est pas de la peur ni de l'impolitesse mais plus dubitative. Nous tombons sur des experts et de vrais champions, les chutes sont nombreuses, je vole. Mais nous ne sommes pas en reste non plus, le japonais sait également voler.
Alors que nos venions de nous échauffer (c'est à dire pendant 45 secondes...), un gros bébé de plus de 100 kg m'invite pour un combat au sol. Je ne peux refuser mais j'avoue que du haut de mes 66 kg, j'ai du mal à m'exprimer. Quelle idée lui est passée par la tête pour qu'il me choisisse ? Me visage se crispe à chaque fois que je tente de faire un mouvement, de le retourner. Parfois je sens une masse importante sur mon dos. Mon visage rougi par un afflux soudain de sang ayant du mal à suivre son parcours habituel, je tente, le souffle court, de rester maître de mon corps et de résister.
Je me remets à peine de ce combat, tentant de redonner à mes jambes un peu de sang afin qu'elles me soutiennent qu'un autre, encore plus gros m'invite. On ne refuse jamais un combat mais que leur passent-ils par la tête ? Etait-ce un concours, une blague, un jeu, de la fainéantise ? Je ne le saurais pas mais j'en ai repris pour cinq bonnes minutes de lutte, d'effort. Allongé de tout son poids sur le ventre, je n'ai jamais réussi à lui soulever ne serait-ce qu'une jambe, même en position d'haltérophile, un peu délirant. Heureusement, d'autres judokas plus en phase avec ma physionomie me donneront un peu plus l'occasion de m'exprimer.

Dois-je parler des soirées, des nuits japonaises ? Elles furent courtes. Nous avons dormi avec certains autres bons fêtards entre 01 et 05 heures par nuit. Autant dire que le déficit s'est creusé plus vite que celui de nos finances publiques.
La vie nocturne est intense, colorée. Nous oscillerons entre des bars branchés (et à putes (pour info, je ne paierai jamais, n'ayant jamais compris pourquoi ce serait à moi de payer)), un bar où le patron, trop bourré, nous fera une offre inférieure à la négociation initiale, entre petits restaurants où vous commandez votre plat en choisissant sur un tableau, vous payez à une machine qui vous sort un ticket que vous donnez au cuisinier...
L'hôtel compte un sauna, un bain chaud, un bain froid, de quoi réparer nos muscles endoloris, notre fatigue ou nous préparer à sortir ou à passer la soirée à l'hôtel accompagnés de bouteilles de saké.

La visite d'Hakoné, de cette belle montagne avec ses volcans, fumeroles et sources d'eau chaude nous donnera l'occasion de sortir de la ville, aérant nos museaux, nos esprits et d'être plongés au cœur d'une végétation luxuriante. Quelle belle journée !
C'est également le privilège d'être reçu dans une école de sumotoris qui restera un très bon souvenir. Il n'est pas évident d'y pénétrer sauf à le faire avec une agence à touristes. Mais les contacts d'Isamu nos glisseront dans ce lieu "saint". Si je n'ai jamais trouvé ce sport très esthétique, passionnant ni même dynamique, il faut avouer que les voir travailler et s'entraîner invite au respect. Nous aurons même la chance de manger à l'école où ces grands gaillards dont le poids oscillait entre 90 et 170 kg nous servaient avec leurs têtes juvéniles.

Mais déjà l'heure du retour était arrivée. Sans avoir l'impression que c'est passé très vite, j'ai repris le chemin du retour, abandonnant mes amis, cette bande de zouaves qui ne partaient que le lendemain.
Retour fatigué et fatiguant mais que de souvenirs et de bons moments passés.
Lorsque j'ai repris le judo il y a maintenant un peu plus de huit ans, je ne m'imaginais pas y prendre un tel plaisir et aller un jour au Japon. Je le dois à mon club et à sa bonne ambiance et à Michel mon entraîneur qui a su me redonner goût à la discipline et qui me pousse à toujours progresser.

Ce qui me fascine dans le voyage, c'est de voir des gens très différents, venus chercher chacun des choses différentes, vivant les choses différemment avoir su rester un groupe uni (autour et grâce au judo je pense), heureux, respectueux et sachant apprécier chaque instant. C'est ça le voyage, c'est ça le judo.

Ce voyage fut certes différent de celui que j'avais entrepris et qui avait donné naissance à ce blog, à ce carnet de route mais il fut lui aussi magique, intense et magnifique.
Je repartirai !...

(Photos à venir...)

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 20:39 - R - Le Japon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2009

Un papa en vadrouille

Un nouveau lien est apparu sur mon blog : Mon Papa en route pour Saint-Jacques.
En effet, mon cher père est parti il y a quelques semaines déjà sur les routes de Saint-Jacques de Compostelle. Au programme quelques 1900 km sur les chemins français et espagnols avant d'atteindre Saint-Jacques après environ deux mois et demi de marche.
Parti avec son frère Jean, c'est un beau programme, un beau challenge pour ces deux jeunes pèlerins retraités.

Je leur souhaite de prendre du plaisir dans cette aventure, dans l'effort et d'arriver au bout de leur route. Cette aventure est également un travail sur soi-même car il n'est pas évident de se retrouver seul, d'affronter quotidiennement l'effort, les douleurs physiques, le temps printanier parfois capricieux, cette solitude mentale qui caractérise tout marcheur.

Le voyage qu'ils entreprennent mérite le respect car il est long et difficile. Ne pas savoir s'ils y parviendront n'est pas un problème, c'est même l'un des enjeux de ce genre de projets, de ce genre de pari.

Les événements récents qui jonchent ma vie me poussent à croire qu'il faut savoir profiter de la vie, savoir en repousser les limites autant que ses propres limites et que seuls les projets et notre entourage nous font avancer.

J'ai toujours été fier de mon père pour ce qu'il faisait, pour son énergie, ses convictions et sa force, pour les enseignements qu'il a su me transmettre mais je suis également fier de ce qu'ils entreprennent aujourd'hui et quoiqu'il arrive, fier de ce qu'ils auront accompli.

Mon père est en vadrouille, voyage, se dépasse, ma mère n'est jamais dispo, toujours très occupée. Bref, je sais de qui je tiens..., des deux !... Comment voulez vous que je sois casanier, que je calme le rythme ?!...

Alors bon vent à vous deux, bonne route et comme on a coutume de dire dans le jargon des voyageurs, ENJOY and TAKE CARE !, qui signifie Profitez et Faites Attention !

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 23:51 - Q - La France, retour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2009

La vadrouille avant la reprise des hostilités

J'avais prévu depuis quelques temps de repartir une dizaine de jours. Oh, pas de ces destinations bien lointaines, je restais cette fois-ci en France. Destination le sud-ouest.
Plusieurs points de "chutes" allaient ponctuer mes balades mais toutes avaient comme dénominateur commun l'amitié.

Sur le point de retrouver du boulot, je ne me laisse pas séduire par mon patron voulant me faire commencer de suite et renoncer alors à mes vacances pré-embauche.
Une fois encore le beau temps a suivi (ou ai-je suivi le soleil ?) mes déambulations amicales et culinaires.

Direction Bordeaux. La neige recouvre la route sur la moitié de mon voyage, m'obligeant à rouler calmement, à quelques coups de frein à main (si on peut plus s'amuser...), mais me donnant des paysages magiques à observer. Et une route blanche est bien plus jolie que cet asphalte noir et triste.
A Bordeaux, je retrouve Ysabel, une amie de longue date (ça ne nous rajeunie pas ma belle !...) et ça faisait (trop) longtemps qu'on ne s'était pas vu.
Petites promenades, grandes palabres, on se raconte, on parle et on parle. Accueil en or. Mais déjà mon programme chargé m'oblige à les abandonner et à partir direction Tarbes. Et cette amitié, forte d'une vingtaine d'années (ce n’est pas qu'on est vieux, c'est qu'on était très jeune...) ne saurait se laisser surprendre par nos vies ni même par les saloperies qu'elle peut nous réserver, sois en sûre ma chère Ysabel.
Je retrouve alors Laetitia, rencontrée en Argentine. Une fois encore l'accueil est super et les discussions vont bon train. Mais le temps et la neige nous invitent à nous évader, à partir marcher en montagne. Je découvre la région qui m'offre ce qu'elle a de plus beau. Laetitia, en vraie passionnée connait la montagne comme sa poche et c'est loin de l'affluence vacancière que nous nous baladons. Ca remonte le moral tout ça ma petite Laetitia, non ?!...

J'ai menti en disant que j'étais resté dans l'hexagone car c'est en Espagne, oh pardon, au Pays Basque espagnol (je ne voudrais pas vexer mon ami Ernesto) que m'entraîne mon étape suivante, Ernesto que j'ai rencontré au Vietnam. Nous ne nous étions pas rencontré longtemps mais l'échange avait été tel que nous avions gardé contact. Lui aussi était en Tour du Monde, dans l'autre sens, histoire d'échanger quelques bonnes adresses pour la suite de nos parcours.
Au rythme espagnol, on se balade, on déguste les plats et les vins locaux. Petite virée à Bilbao, l'occasion de visiter le musée Guggenheim.
Le voyage fait parti de nos discussions, nous nous interrogeons sur nos avenirs, sur nos prochaines destinations, on rêve et imagine un Monde un peu meilleur, sans méchant qui détournent la Saint-Valentin (hein ma petite Léti), sans paradis fiascaux, sans nain qui sort du jardin élyséen, bref, on rêve...

Une chose m'est alors apparue et m'a rassuré. Je retrouve les personnes que j'avais rencontrées en voyage telles qu'elles étaient lors de nos premières rencontres. Je pense que lorsqu'on voyage comme on le faisait, on est vrai, réellement nous même, loin des artifices que l'on voudrait faire apparaître, des idées qu'on voudrait que les gens aient de nous. On ne peut voyager, découvrir d'autres cultures si nous ne sommes pas nous même. Nous n’étions pas au club Merd' pour sénil'bataires ni dans les pages de Gala'Swinda mais dans le vrai et c'est bon, tout simplement.

Je reprends la route pour Millau, mon compteur kilométrique tourne, pour les gorges de la Jonte et ses causses toujours aussi massifs. Séjour familial. Ma tante me reçoit dans sa région qui fait partie pour moi de mes coins de pèlerinage. J'adore ces coins et y venir de temps en temps (une fois par an étant le minimum) en est presque devenu une obligation.
Balades, marches toujours accompagnées d'un soleil printanier et de vautours dansant majestueusement dans ce ciel bleu.

Je finis par Rodez, séjour avec des amis de toujours. Un dernier week-end avec les ruthénois, une filleule à l'accent chantant autour de mets locaux, de balades, de dégustations de vins où j'assiste à une leçon de foot donnée par mon footballeur préféré en une fraîche soirée aveyronnaise.

Mais ma virée en terre "sud-ouestienne" s'achève, non sans avoir le sentiment d'être heureux d'avoir revu tous ces amis, d'avoir passer de très bons moments avec un temps à la hauteur de mes séjours.
Mais cette virée est également synonyme de Fin, avec un grand F, fin d'une liberté prise il y a pratiquement un an et demi. Eh oui, dès le lendemain je serai de nouveau ACTIF, sortant des statistiques alarmant d'un monde en crise. J'entame un nouveau travail, nouvelle mission, nouveau challenge. Oh je ne suis pas sur d'avoir trouvé ma voie, mon idéal (me laissant alors encore des pistes d'exploration...) mais le projet et l'entreprise me plaisent, du moins sur le papier et pour le moment.
Au moment de retourner sur les bancs d'une entreprise, user mon fond de culotte sur le siège de ma frog'mobile, savoir que je mets fin à un an et demi de liberté, de "coule-douce" n'est pas sans une pointe d'émotions. Arriverais-je à me sentir à mon aise, encore un peu libre, libre de penser, de m'évader, de rêver, de partir ? Je n'en sais rien mais une chose me paraît sûre, c'est les liens qui m'unissent à mes amis et mon inaltérable besoin de découverte qui me poussera à repartir.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 11:22 - Q - La France, retour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2009

Sur 100....

Partons du principe que : “Le monde entier est un village global".

Imaginons un instant que ce village soit composé de 100 habitants,
il y aurait : 59 asiatiques, 14 africains, 4 américains, 13 européens
Il y aurait également 51 femmes, et 49 hommes. On compterait 50 jeunes de moins de 25 ans.
20 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses richesses.
1 femme seulement possèderait sa propre terre.
Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol.
42 personnes ne boiraient jamais d'eau potable.
50 personnes vivraient au sein même du petit village,
50 autres seraient éparpillés aux alentours.
33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des femmes.
5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers, ou gendarmes.
5 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 1 petite fille serait employée de maison sans être rémunérée.
60 personnes sauraient lire, écrire et compter.
40 seraient des hommes. 50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé.
20 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 15 connectées à un réseau de type internet.
1 personne serait considérée comme riche, c'est à dire possédant plus de richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa famille. Elle possèderait à elle seule 50% du village et de ses richesses.
80 personnes auraient une religion, dont 40 seraient forcées de la pratiquer (sous la contrainte ou de par la coutume), et 20 autres ne la pratiqueraient pas.
En outre, 5 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.
La bibliothèque du village ne serait accessible qu'à 24 personnes, les autres en seraient interdites.
Le cinéma serait visité chaque semaine par 1 personne, toujours la même.
L'électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens.
30 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du village.
5 personnes seraient déjà parties en vacances. On prévoirait que 10 personnes au total le feraient d'ici 5 ans.

Les chiffres peuvent ainsi s'étaler sur des pages et des pages. Ils permettent parfois de remettre en perspective chacun de nous sur notre planète, et de mesurer ce que nous sommes, nous les humains.
Une réflexion pour ce soir (au lieu de regarder une merde
à la télé...) ??!!!...

source : http://www.populationdata.net/

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 01:05 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2009

Une nouvelle année...

Je vous souhaite à tous une TRÈS BONNE ANNÉE 2009 !!!....

Elle saura j'en suis sûr vous apporter une multitude de belles choses, de bons moments.

Sachez profiter de ce que le vie nous offre et vivez la tout simplement, sans appréhension, sans retenue.

La vie est un voyage, une découverte.


« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. »

Antoine de Saint-Exupéry

Pace Salute

 

Posté par Antoine Voyage à 17:57 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 décembre 2008

Un an en chiffres, bilan chiffré

En un an, j’aurais passé :

- 85 h dans les avions, soit 3,5 jours et 1% de mon temps

- 61 h dans les aéroports, soit 2,5 jours et 0,7% de mon temps

- 91 h dans les trains, soit pratiquement 4 jours et 1% de mon temps

- 11,5 h dans les gares, soit une demi-journée et 0,1% de mon temps

- 56 h en bateau, soit 2,5 jours et 0,6% de mon temps

- 53 h en voitures et 13 300 km parcourus, soit environ 350 heures, soit 15 jours et 4% de mon temps

- le record étant pour le bus avec 643 h, soit 27 jours et 7,5% de mon temps.

Au total, pratiquement 1400 h passées dans les transports, soit 60 jours et 16% de mon temps…

Ça laisse tout de même 84% du temps pour les découvertes !..., bien qu'on découvre aussi beaucoup dans les transports. On y découvre la population très locale, les paysages, la vie qui s'organise.

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 01:27 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 décembre 2008

L'Itinéraire, le choix

J’en ai marre ok, je pars voyager. Heureux soit qui mali pense me dis-je, si je partais découvrir le Monde !

Ne supportant plus le beurk face aux déviances de ce Monde tant ça nie les évidences, je veux m’échapper.

Me refusant à rester enfermé et tourner en rond tel un cochon d’Inde, refusant de garder mon teint et mon nez pale de travailleur stressé, je taille la lande, je veux explorer, aller voir là-bas, là-haut, sans penser à la hausse du prix du pain, ce que le Monde offrira à mes yeux et les différences entre Villey et Etna, entre Bamako et La Paz.

Il me faut annoncer la nouvelle, the land is for me !

Tel ET, je débarquerai dans des contrées étrangères, loin de nos contrées poly-nazies apeurées par l’étranger, sûr d'y trouver bon accueil.

Dans tous mes états, je m’unis avec le pays et les US et coutumes de la population.

Ce sera le Pérou, je prendrai un bol de vie avec un verre d’eau de vie.

Et si je rentre sans argent ni tune, ce ne sera pas bien grave, je serai le plus heureux des hommes…

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 01:05 - Z - L'Esprit Vagabond - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]