26 octobre 2009
Arghhh !...
Bon voyage mon Stef !...
Et dire que tu es parti dans un des pays qui m'a le plus marqué, le Mali. Envie de partir, de te rejoindre. Et que dire d'aller découvrir le Sénégal...
J'arrête, je me fais du mal.
Quant à toi, saches profiter de chaque instant, enfouis les mauvaises choses dans ce sol rouge et brûlant dont les rares pluies n'arriveront pas à faire ressortir.
Pace Salute
21 octobre 2009
Un an....
Voilà un an que je suis rentré. Je ne sais que penser de cette date anniversaire. Si il y a un an j’étais heureux de rentrer au bercail, de retrouver les miens, il est difficile de dire aujourd’hui ce que cet anniversaire signifie. Cela signifie entre autre que le temps passe vite.
Ce blog existe toujours malgré son nom… Devrais-je créer un nouveau blog, l’intituler antoinetravaille.com…, histoire d’y poster mes états d’âme et mes vagabondages pensifs ? Je ne suis pas sur qu’ils présentent un grand intérêt et surtout qu’ils méritent d’être partagés.
Je compte bien continuer de voyager et poursuivre cette découverte de notre Monde alors ce blog devrait en toute logique poursuivre lui aussi sa route, suivre mes routes et être incrémenté de temps en temps par quelques histoires de voyage.
Repartir…, une belle idée, une belle question que l’on me pose régulièrement. Que répondre ? OUI, je partirais bien. Pas forcément un an car il faut bien se poser un peu, créer et construire quelques choses bien que cette année m’a une nouvelle fois prouvé que ce n’est pas une tâche facile. Mais partir quelques mois, avec un projet précis me plairait. Je n’ai et ne prends malheureusement pas assez le temps de le faire, de monter un projet qui justifierait un nouveau départ.
Des événements m’ont une fois de plus confortés dans l’idée
qu’il faut savoir profiter de chaque instant et ne rien considérer comme
acquis. Alors je ne pense pas changer demain de mode de fonctionnement et
essaierais de poursuivre mes rêves jusqu’à en rattraper certains.
Mais il n’est pas toujours facile de se reconnaître dans
cette société où tout est consommable, de la "consommaction" en
passant par l’humain, l’homme et la femme. Nous ne sommes sur Terre que pour un bref
instant mais pour certains, il est nécessaire d’accélérer ces instants en les
découpant. Vouloir prendre une bribe de chaque chose et de chaque instant n’en
fait cependant pas forcément un instant global bien réel et construit. Nous
avons tous nos propres modes d’appréhension des choses et je ne saurais donner
de conseils ou de leçons.
Mais qu’il serait bon de s’en éloigner un peu de temps en
temps.
Alors au moment d’entamer une deuxième année dans cette bonne France, avant de retrouver une excuse pour repartir, je vais poursuivre mon chemin que j’espère jalonné de découvertes, de voyages en espérant ou devrais-je dire en rêvant d'un Monde un peu plus humain qui ne soit pas atteint de ce torticolis qui nous empêche de tourner la tête et de voir ce qui se passe un peu en dehors de notre seul champ de vision.
Pace Salute
10 août 2009
Photos Japon
Les photos du Japon sont enfin en ligne...
D'autres viendront surement, il manque les séances judo...
Pace Salute
04 août 2009
Prise d'air
Les semaines et les week-end s'enchaînent à une vitesse que je n'ai pas l'impression de maîtriser. Je décide alors de m'offrir un week-end au calme, en montagne.
Mon havre de paix s'appelle Combloux, petit village des Alpes qui a bercé mes vacances d'hiver où je tentais chaque année de décrocher de nouvelles médailles.
Mais à cette saison, la neige sur laquelle je descendais, intrépide, sur mes planches aux fixations ancestrales a laissé place aux verts pâturages.
Véritable balcon face au Mont-Blanc, je suis venu m’y reposer, prendre l'air, me promener, m'éloigner de ma ville bruyante, stressée et stressante et peu souriante. C'était devenu plus un besoin qu'une envie. Besoin de m'échapper un instant et de prendre le temps de me laisser embarquer dans des balades tant physiques que de l'esprit.
Le temps était avec moi et j'ai passé deux jours au soleil, face au Mont-Blanc.
Je n'ai pas arrêté de le regarder, de le contempler. Il est toujours aussi beau, orné parfois d'un chapeau ou d'une écharpe de nuages, brillant comme un glaçon face au soleil, rosant quand il se couche, dont la blancheur me renvoyait sa splendeur.
Nous sommes pourtant en pleine période estivale mais les chemins sont (appréciablement) calmes et je rencontre peu de personnes, ajoutant un peu à cette sensation d'espace du calme et de l'éloignement.
Un week-end sans connecter un téléphone et sans que tout ne soit programmé. Ca fait du bien.
Là encore, pas de programme précis ni de réveil ultra matinal afin de parvenir avant midi au sommet du Grand Croisse Baulet, m'éloignant un peu de ma vie en semaine.
Mais ces escapades me renvoient un an en arrière et me rappellent comme il était bon de vagabonder, d'errer, de se laisser porter par la vie.
Ce n'est pas très bon pour la machine "travail" mais remettre une dose n'est pas désagréable.
De retour de mon voyage, il ne m'avait fallut que cinq mois avant de repartir en terres japonaises et j'avoue que l'envie de repartir sur les routes me picote les semelles... Mais je me contenterais pour le moment de ces séances d'évasion, n'ayant pas (encore) prévu de repartir.
Ce qui me conforte est de savoir qu'il existe de nombreux endroits où je peux m'échapper ne serait-ce l'espace d'un week-end, en des lieux qui sont pour moi de sortes de résidences secondaires, de lieux de pèlerinage au pays du calme.
Je vous laisse, je sens qu'il va falloir que je prévois prochainement un autre week-end "évasion"...
Pace Salute
04 mai 2009
Nuits blanches au pays du soleil levant
167 jours que j’étais rentré de mon voyage, soit un peu plus de 5 mois. Le temps passe vite.
Mais l'occasion était trop belle et malgré un nouvel emploi commencé six semaines auparavant, j'enfile à nouveau mes bottes de 7 lieux (et des poussières), mon fidèle sac à dos et me voilà reparti. Direction le Japon.
Je ne suis pas reparti voyager pour un an (bien que ce ne soit pas l'envie qui manque...) mais simplement une dizaine de jours.
Beaucoup m'avaient demandé pourquoi je ne m'étais pas arrêté au Japon durant mon Tour du Monde, pour le judo. Le Japon faisait partie des endroits que je voulais visiter mais j'avais envie de le faire avec mon club, avec mes amis judokas. C'était sans compter que ces zouaves allaient le programmer pour 2009, peu après mon retour. Difficile de résister et même si j'ai du attendre le dernier instant avant de prendre mes billets, ne sachant pas si j'allais être chômeur ou en activité, je suis parti. Ayant trouvé du boulot peu avant, j'ai donc négocié à l'embauche mes 10 jours de congés début avril pour partir, acceptés par mon nouveau patron, ça s'annonce bien.
Revenons au Japon. Je pars un jour avant mes amis, moyen d'économiser quelques deniers avec un vol moins cher.
Tôt..., c'est par un frais matin de printemps que mon fidèle ami Gégé m'emmène à l'aéroport. Le voyage commence. Je suis de nouveau sur les routes.
J'arrive à Tokyo, il fait beau et je me pose dans l'hôtel où me rejoignent mes amis dès le lendemain, me laissant alors le temps de prendre un peu mes marques, d'être un peu au calme, loin de l'agitation qui caractérisera le reste du voyage.
Les cerisiers sont tous fleuris et ça ne dure qu'une semaine, celle où nous serons au Japon, belle coordination entre nos natures voyageuses et la Nature.
Balade solitaire, je me revois quelques mois en arrière, avec toujours le même envie, le même émerveillement, le même sourire.
Le lendemain une troupe de 16 lyonnais un brin excités débarquent à l'hôtel. C'est le début d'un séjour haut en couleurs. Et là tout s'enchaîne. Au programme, découvertes de la ville, des centres d'intérêts tels quelques musées, parcs et temples mais aussi d’Hakoné et de la vie diurne et nocturne.
Le dépaysement est total. Tokyo compte 13 millions d'habitants. Mais bizarrement cette densité ne se ressent pas trop. Les immeubles ne sont pas très hauts et la ville ne se fait pas oppressante.
Face à nous, une population calme, où le klaxonne ne sert jamais et les autos, hybrides ou fonctionnant à l'essence (pas de diesel) font peu de bruit, du bonheur quand on connait la circulation.
Mais ce qui me frappera chez eux, c'est cette bipolarité, leur fonctionnement "On-off". Nous les voyons organisés et disciplinés (nous avons dû respecter les règles locales et ne pas traverser au feu rouge même si aucune auto n'arrive, ce qui peut paraître normal mais bien loin de nos pratiques latines).
Vêtus de leurs costumes-cravates, de tailleurs pour les filles (mini-jupe avec l'arrivée du printemps, pas désagréable...) et de leurs uniformes pour les écoliers, le changement est radical lorsque la nuit tombe, lorsque le week-end et là. Nous les croisons saouls, des hommes habillés en femmes, des femmes en poupées, certains réellement déguisés, guirlandes autour du cou... Ils se lâchent ! On sent cette société basée sur la performance, bridée dans ses fonctionnements et ses règles mais le besoin de sortir de ces codes est bien présent et cela s'opère dans les mêmes proportions que leur conformisme et organisation sont grandes.
Notre hôtel nous réserve un accueil en or. Nous bénéficions des connaissances de Gégé et Maud qui étaient déjà venus. Ces précieux contacts nous ouvrirons beaucoup de portes, à commencer par celles du Judo. Nous nous entraînerons tour à tour dans le dojo mythique du Kodokan mais aussi avec la Police où nous avons rencontré de vrais athlètes à la technique pure et l'engagement total. Sur le tapis, un entraîneur champion du Monde et un champion olympique. Même pas peur !...
Nous nous entraînerons également avec de jeunes étudiants lycéens et universitaires et dans le dojo "secret" d'Isamu, le gérant de l'hôtel. Situé dans le métro où un rideau de fer s'ouvre pour laisser apparaître le dojo, nous sommes dans une autre dimension.
Une chose est sure, l'esprit du judo est bien là. On le sent. Les principes fondateurs, la technique, l'engagement sont la base même de ce sport, que l'on soit à Tokyo, Lyon, Bamako ou Bombay.
Le regard des japonais est aussi curieux que le notre. Alors que le Japon compte 120 millions d'habitants, ils sont deux fois moins nombreux à pratiquer le judo qu'en France. Notre notoriété n'est pas usurpée. Quatrième sport pratiqué en France, il n'est que le douzième au pays fondateur, derrière le baseball et autre football... Mais leur engagement et leur pratique sont irréprochables, complets et fins, physiques et précis.
Ils sont curieux et un peu sur leurs gardes, ne sachant pas quelle est notre niveau et pratique. Leur distance n'est pas de la peur ni de l'impolitesse mais plus dubitative. Nous tombons sur des experts et de vrais champions, les chutes sont nombreuses, je vole. Mais nous ne sommes pas en reste non plus, le japonais sait également voler.
Alors que nos venions de nous échauffer (c'est à dire pendant 45 secondes...), un gros bébé de plus de 100 kg m'invite pour un combat au sol. Je ne peux refuser mais j'avoue que du haut de mes 66 kg, j'ai du mal à m'exprimer. Quelle idée lui est passée par la tête pour qu'il me choisisse ? Me visage se crispe à chaque fois que je tente de faire un mouvement, de le retourner. Parfois je sens une masse importante sur mon dos. Mon visage rougi par un afflux soudain de sang ayant du mal à suivre son parcours habituel, je tente, le souffle court, de rester maître de mon corps et de résister.
Je me remets à peine de ce combat, tentant de redonner à mes jambes un peu de sang afin qu'elles me soutiennent qu'un autre, encore plus gros m'invite. On ne refuse jamais un combat mais que leur passent-ils par la tête ? Etait-ce un concours, une blague, un jeu, de la fainéantise ? Je ne le saurais pas mais j'en ai repris pour cinq bonnes minutes de lutte, d'effort. Allongé de tout son poids sur le ventre, je n'ai jamais réussi à lui soulever ne serait-ce qu'une jambe, même en position d'haltérophile, un peu délirant. Heureusement, d'autres judokas plus en phase avec ma physionomie me donneront un peu plus l'occasion de m'exprimer.
Dois-je parler des soirées, des nuits japonaises ? Elles furent courtes. Nous avons dormi avec certains autres bons fêtards entre 01 et 05 heures par nuit. Autant dire que le déficit s'est creusé plus vite que celui de nos finances publiques.
La vie nocturne est intense, colorée. Nous oscillerons entre des bars branchés (et à putes (pour info, je ne paierai jamais, n'ayant jamais compris pourquoi ce serait à moi de payer)), un bar où le patron, trop bourré, nous fera une offre inférieure à la négociation initiale, entre petits restaurants où vous commandez votre plat en choisissant sur un tableau, vous payez à une machine qui vous sort un ticket que vous donnez au cuisinier...
L'hôtel compte un sauna, un bain chaud, un bain froid, de quoi réparer nos muscles endoloris, notre fatigue ou nous préparer à sortir ou à passer la soirée à l'hôtel accompagnés de bouteilles de saké.
La visite d'Hakoné, de cette belle montagne avec ses volcans, fumeroles et sources d'eau chaude nous donnera l'occasion de sortir de la ville, aérant nos museaux, nos esprits et d'être plongés au cœur d'une végétation luxuriante. Quelle belle journée !
C'est également le privilège d'être reçu dans une école de sumotoris qui restera un très bon souvenir. Il n'est pas évident d'y pénétrer sauf à le faire avec une agence à touristes. Mais les contacts d'Isamu nos glisseront dans ce lieu "saint". Si je n'ai jamais trouvé ce sport très esthétique, passionnant ni même dynamique, il faut avouer que les voir travailler et s'entraîner invite au respect. Nous aurons même la chance de manger à l'école où ces grands gaillards dont le poids oscillait entre 90 et 170 kg nous servaient avec leurs têtes juvéniles.
Mais déjà l'heure du retour était arrivée. Sans avoir l'impression que c'est passé très vite, j'ai repris le chemin du retour, abandonnant mes amis, cette bande de zouaves qui ne partaient que le lendemain.
Retour fatigué et fatiguant mais que de souvenirs et de bons moments passés.
Lorsque j'ai repris le judo il y a maintenant un peu plus de huit ans, je ne m'imaginais pas y prendre un tel plaisir et aller un jour au Japon. Je le dois à mon club et à sa bonne ambiance et à Michel mon entraîneur qui a su me redonner goût à la discipline et qui me pousse à toujours progresser.
Ce qui me fascine dans le voyage, c'est de voir des gens très différents, venus chercher chacun des choses différentes, vivant les choses différemment avoir su rester un groupe uni (autour et grâce au judo je pense), heureux, respectueux et sachant apprécier chaque instant. C'est ça le voyage, c'est ça le judo.
Ce voyage fut certes différent de celui que j'avais entrepris et qui avait donné naissance à ce blog, à ce carnet de route mais il fut lui aussi magique, intense et magnifique.
Je repartirai !...
(Photos à venir...)
Pace Salute
22 avril 2009
Un papa en vadrouille
Un nouveau lien est apparu sur mon blog : Mon Papa en route pour Saint-Jacques.
En effet, mon cher père est parti il y a quelques semaines déjà sur les routes de Saint-Jacques de Compostelle. Au programme quelques 1900 km sur les chemins français et espagnols avant d'atteindre Saint-Jacques après environ deux mois et demi de marche.
Parti avec son frère Jean, c'est un beau programme, un beau challenge pour ces deux jeunes pèlerins retraités.
Je leur souhaite de prendre du plaisir dans cette aventure, dans l'effort et d'arriver au bout de leur route. Cette aventure est également un travail sur soi-même car il n'est pas évident de se retrouver seul, d'affronter quotidiennement l'effort, les douleurs physiques, le temps printanier parfois capricieux, cette solitude mentale qui caractérise tout marcheur.
Le voyage qu'ils entreprennent mérite le respect car il est long et difficile. Ne pas savoir s'ils y parviendront n'est pas un problème, c'est même l'un des enjeux de ce genre de projets, de ce genre de pari.
Les événements récents qui jonchent ma vie me poussent à croire qu'il faut savoir profiter de la vie, savoir en repousser les limites autant que ses propres limites et que seuls les projets et notre entourage nous font avancer.
J'ai toujours été fier de mon père pour ce qu'il faisait, pour son énergie, ses convictions et sa force, pour les enseignements qu'il a su me transmettre mais je suis également fier de ce qu'ils entreprennent aujourd'hui et quoiqu'il arrive, fier de ce qu'ils auront accompli.
Mon père est en vadrouille, voyage, se dépasse, ma mère n'est jamais dispo, toujours très occupée. Bref, je sais de qui je tiens..., des deux !... Comment voulez vous que je sois casanier, que je calme le rythme ?!...
Alors bon vent à vous deux, bonne route et comme on a coutume de dire dans le jargon des voyageurs, ENJOY and TAKE CARE !, qui signifie Profitez et Faites Attention !
Pace Salute
28 février 2009
La vadrouille avant la reprise des hostilités
J'avais prévu depuis quelques temps de repartir une dizaine de jours. Oh, pas de ces destinations bien lointaines, je restais cette fois-ci en France. Destination le sud-ouest.
Plusieurs points de "chutes" allaient ponctuer mes balades mais toutes avaient comme dénominateur commun l'amitié.
Sur le point de retrouver du boulot, je ne me laisse pas séduire par mon patron voulant me faire commencer de suite et renoncer alors à mes vacances pré-embauche.
Une fois encore le beau temps a suivi (ou ai-je suivi le soleil ?) mes déambulations amicales et culinaires.
Direction Bordeaux. La neige recouvre la route sur la moitié de mon voyage, m'obligeant à rouler calmement, à quelques coups de frein à main (si on peut plus s'amuser...), mais me donnant des paysages magiques à observer. Et une route blanche est bien plus jolie que cet asphalte noir et triste.
A Bordeaux, je retrouve Ysabel, une amie de longue date (ça ne nous rajeunie pas ma belle !...) et ça faisait (trop) longtemps qu'on ne s'était pas vu.
Petites promenades, grandes palabres, on se raconte, on parle et on parle. Accueil en or. Mais déjà mon programme chargé m'oblige à les abandonner et à partir direction Tarbes. Et cette amitié, forte d'une vingtaine d'années (ce n’est pas qu'on est vieux, c'est qu'on était très jeune...) ne saurait se laisser surprendre par nos vies ni même par les saloperies qu'elle peut nous réserver, sois en sûre ma chère Ysabel.
Je retrouve alors Laetitia, rencontrée en Argentine. Une fois encore l'accueil est super et les discussions vont bon train. Mais le temps et la neige nous invitent à nous évader, à partir marcher en montagne. Je découvre la région qui m'offre ce qu'elle a de plus beau. Laetitia, en vraie passionnée connait la montagne comme sa poche et c'est loin de l'affluence vacancière que nous nous baladons. Ca remonte le moral tout ça ma petite Laetitia, non ?!...
J'ai menti en disant que j'étais resté dans l'hexagone car c'est en Espagne, oh pardon, au Pays Basque espagnol (je ne voudrais pas vexer mon ami Ernesto) que m'entraîne mon étape suivante, Ernesto que j'ai rencontré au Vietnam. Nous ne nous étions pas rencontré longtemps mais l'échange avait été tel que nous avions gardé contact. Lui aussi était en Tour du Monde, dans l'autre sens, histoire d'échanger quelques bonnes adresses pour la suite de nos parcours.
Au rythme espagnol, on se balade, on déguste les plats et les vins locaux. Petite virée à Bilbao, l'occasion de visiter le musée Guggenheim.
Le voyage fait parti de nos discussions, nous nous interrogeons sur nos avenirs, sur nos prochaines destinations, on rêve et imagine un Monde un peu meilleur, sans méchant qui détournent la Saint-Valentin (hein ma petite Léti), sans paradis fiascaux, sans nain qui sort du jardin élyséen, bref, on rêve...
Une chose m'est alors apparue et m'a rassuré. Je retrouve les personnes que j'avais rencontrées en voyage telles qu'elles étaient lors de nos premières rencontres. Je pense que lorsqu'on voyage comme on le faisait, on est vrai, réellement nous même, loin des artifices que l'on voudrait faire apparaître, des idées qu'on voudrait que les gens aient de nous. On ne peut voyager, découvrir d'autres cultures si nous ne sommes pas nous même. Nous n’étions pas au club Merd' pour sénil'bataires ni dans les pages de Gala'Swinda mais dans le vrai et c'est bon, tout simplement.
Je reprends la route pour Millau, mon compteur kilométrique tourne, pour les gorges de la Jonte et ses causses toujours aussi massifs. Séjour familial. Ma tante me reçoit dans sa région qui fait partie pour moi de mes coins de pèlerinage. J'adore ces coins et y venir de temps en temps (une fois par an étant le minimum) en est presque devenu une obligation.
Balades, marches toujours accompagnées d'un soleil printanier et de vautours dansant majestueusement dans ce ciel bleu.
Je finis par Rodez, séjour avec des amis de toujours. Un dernier week-end avec les ruthénois, une filleule à l'accent chantant autour de mets locaux, de balades, de dégustations de vins où j'assiste à une leçon de foot donnée par mon footballeur préféré en une fraîche soirée aveyronnaise.
Mais ma virée en terre "sud-ouestienne" s'achève, non sans avoir le sentiment d'être heureux d'avoir revu tous ces amis, d'avoir passer de très bons moments avec un temps à la hauteur de mes séjours.
Mais cette virée est également synonyme de Fin, avec un grand F, fin d'une liberté prise il y a pratiquement un an et demi. Eh oui, dès le lendemain je serai de nouveau ACTIF, sortant des statistiques alarmant d'un monde en crise. J'entame un nouveau travail, nouvelle mission, nouveau challenge. Oh je ne suis pas sur d'avoir trouvé ma voie, mon idéal (me laissant alors encore des pistes d'exploration...) mais le projet et l'entreprise me plaisent, du moins sur le papier et pour le moment.
Au moment de retourner sur les bancs d'une entreprise, user mon fond de culotte sur le siège de ma frog'mobile, savoir que je mets fin à un an et demi de liberté, de "coule-douce" n'est pas sans une pointe d'émotions. Arriverais-je à me sentir à mon aise, encore un peu libre, libre de penser, de m'évader, de rêver, de partir ? Je n'en sais rien mais une chose me paraît sûre, c'est les liens qui m'unissent à mes amis et mon inaltérable besoin de découverte qui me poussera à repartir.
Pace Salute
23 janvier 2009
Sur 100....
Partons du principe que : “Le monde entier est un village global".
Imaginons un instant que ce village soit composé de 100 habitants,
il y aurait : 59 asiatiques, 14 africains, 4 américains, 13 européens
Il y aurait également 51 femmes, et 49 hommes. On compterait 50 jeunes de moins
de 25 ans.
20 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses
richesses.
1 femme seulement possèderait sa propre terre.
Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol.
42 personnes ne boiraient jamais d'eau potable.
50 personnes vivraient au sein même du petit village,
50 autres seraient éparpillés aux alentours.
33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des
femmes.
5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers, ou gendarmes.
5 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 1 petite fille
serait employée de maison sans être rémunérée.
60 personnes sauraient lire, écrire et compter.
40 seraient des hommes. 50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé.
20 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 15 connectées à un réseau de
type internet.
1 personne serait considérée comme riche, c'est à dire possédant plus de
richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa
famille. Elle possèderait à elle seule 50% du village et de ses richesses.
80 personnes auraient une religion, dont 40 seraient forcées de la pratiquer
(sous la contrainte ou de par la coutume), et 20 autres ne la pratiqueraient
pas.
En outre, 5 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.
La bibliothèque du village ne serait accessible qu'à 24 personnes, les autres
en seraient interdites.
Le cinéma serait visité chaque semaine par 1 personne, toujours la même.
L'électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens.
30 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du
village.
5 personnes seraient déjà parties en vacances. On prévoirait que 10 personnes
au total le feraient d'ici 5 ans.
Les chiffres peuvent ainsi s'étaler sur des pages et des pages. Ils permettent
parfois de remettre en perspective chacun de nous sur notre planète, et de
mesurer ce que nous sommes, nous les humains.
Une réflexion pour ce soir (au lieu de regarder une merde à la télé...) ??!!!...
source : http://www.populationdata.net/
Pace Salute
07 janvier 2009
Une nouvelle année...
Je vous souhaite à tous une TRÈS BONNE ANNÉE 2009 !!!....
Elle saura j'en suis sûr vous apporter une multitude de belles choses, de bons moments.
Sachez profiter de ce que le vie nous offre et vivez la tout simplement, sans appréhension, sans retenue.
La vie est un voyage, une découverte.
« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. »
Antoine de Saint-Exupéry
Pace Salute
30 décembre 2008
Un an en chiffres, bilan chiffré
En un an, j’aurais passé :
- 85 h dans les avions, soit 3,5 jours et 1% de mon temps
- 61 h dans les aéroports, soit 2,5 jours et 0,7% de mon temps
- 91 h dans les trains, soit pratiquement 4 jours et 1% de mon temps
- 11,5 h dans les gares, soit une demi-journée et 0,1% de mon temps
- 56 h en bateau, soit 2,5 jours et 0,6% de mon temps
- 53 h en voitures et 13 300 km parcourus, soit environ 350 heures, soit 15 jours et 4% de mon temps
- le record étant pour le bus avec 643 h, soit 27 jours et 7,5% de mon temps.
Au total, pratiquement 1400 h passées dans les transports, soit 60 jours et 16% de mon temps…
Ça laisse tout de même 84% du temps pour les découvertes !..., bien qu'on découvre aussi beaucoup dans les transports. On y découvre la population très locale, les paysages, la vie qui s'organise.
Pace Salute
29 décembre 2008
L'Itinéraire, le choix
J’en ai marre ok, je pars voyager. Heureux soit qui mali pense me dis-je, si je partais découvrir le Monde !
Ne supportant plus le beurk face aux déviances de ce Monde tant ça nie les évidences, je veux m’échapper.
Me refusant à rester enfermé et tourner en rond tel un cochon d’Inde, refusant de garder mon teint et mon nez pale de travailleur stressé, je taille la lande, je veux explorer, aller voir là-bas, là-haut, sans penser à la hausse du prix du pain, ce que le Monde offrira à mes yeux et les différences entre Villey et Etna, entre Bamako et La Paz.
Il me faut annoncer la nouvelle, the land is for me !
Tel ET, je débarquerai dans des contrées étrangères, loin de nos contrées poly-nazies apeurées par l’étranger, sûr d'y trouver bon accueil.
Dans tous mes états, je m’unis avec le pays et les US et coutumes de la population.
Ce sera le Pérou, je prendrai un bol de vie avec un verre d’eau de vie.
Et si je rentre sans argent ni tune, ce ne sera pas bien grave, je serai le plus heureux des hommes…
Pace Salute
28 décembre 2008
Les toilettes du Monde, le monde des toilettes
Toilettes : “lieu d'aisances” comme le décrit le Larousse, qu’on peut aussi appeler WC, chiottes, gogues, petit coin, cabinet, pipi-room, latrines...
Voyager c’est s’adapter. Et parfois, il faut savoir s’adapter aux circonstances, au terrain.
Des toilettes, j’en ai trouvé de toutes sortes.
Vous avez les toilettes version luxe, privées, que j’ai pu rencontrer dans quelques beaux hôtels, maisons particulières, propres qui sentent bon le désodorisant, avec du papier hygiénique qui sent bon, le petit lave-mains.
Mais parfois le lieu se transforme, mute.
L’idée première est de déposer ce que votre corps ne veut pas dans un trou. Alors pourquoi s’embarrasser de tout un attirail pompeux, avec des fleurs badgées Ikea sur l’abatant, d’un porte-papier dans les tons de l’abatant, la petite brosse toute aussi charmante d’aspect qu’on répugne cependant à sortir de son logement de peur de retrouver ses derniers excès ou ceux des autres ? Le plus simple et le plus usuel reste donc le trou.
Je laisserai de côté la version “la nature et moi” qui consiste à trouver un petit coin tranquille derrière des herbes hautes, un buisson où on ne vous regarde pas faire vos affaires.
L’important est d’avoir toujours du papier sur soi, c’est-à-dire dans son sac à dos, le petit et non le gros sac qui se trouve être à ce moment-là dans votre chambre ou aux fins fonds de la soute ou accroché avec la chèvre et le vélo sur le toit du bus.
Revenons aux toilettes plus conventionnelles ou plutôt personnelles, où un chien a peu de chances de venir vous déranger avant la fin de l’opération.
Parfois vous avez la chance de tomber sur un chiotte “à la presque turc” avec un bout de chasse, quand elle marche. C’est ce qui le différencie de son cousin “le trou” qui lui ne possède rien de tout ça.
La chasse est alors le seau d’eau que vous n’aurez pas oublié de prendre avant de rentrer parfois tel un contorsionniste (on est alors bien loin de la définition d’“aisances” donnée par le Larousse) dans le lieu qu’il est difficile de manquer, les odeurs ayant guidé vos pas jusqu'à lui.
Il se transforme alors en endroit un peu sombre à l’arrière d’un restaurant, dans une cour de maison, à l’extérieur de toute façon, entre quatre planches, dont le toit, tout comme le verrou, sont optionnels.
J’en ai rencontré qui possédaient quatre beaux murs en dur mais l’endroit faisait également office de douche, douche au seau où vous vous jetez un seau d’eau pour vous mouiller et un pour vous rincer.
Là, une fois entré à l’intérieur, faisant face à l’odeur, vous choisissez un sens en fonction de la nature de l’envie. Je pense que pour la femme, la question ne se pose pas mais là, je n’ai jamais été vérifier. Il vous faut parfois soulever le couvercle du tombeau non sacré, une pierre ou une planche fermant le trou pour ???, l’odeur ?, la chute ?, l’esthétique ? (elle est cependant rarement décorée de poissons ou autres fleurs). Je ne sais pas, je n’ai jamais trouvé son utilité.
Le trou est si petit que je vous laisse imaginer qu’il est impossible d’envisager être ne serait-ce qu’à moitié bourré, très pressé, ou de faire la grosse commission sans se pisser sur les pieds, même si un petit trou d’évacuation aux pieds du mur est prévu…
De plus, le lieu n’est pas souvent pourvu d’une lampe, vous obligeant parfois à utiliser votre frontale (je vous fais un dessin ?), on se sent alors dans une autre dimension, acteur de films d’horreur.
Il faut alors, accroupi, essayer de sortir le rouleau de papier que l’on a mis bien au fond de sa poche et désormais peu accessible, sans le faire tomber au sol et sans tomber vous-même sur ce sol qui ne connait pas Solcarelus, un vrai travail de souplesse. Et dans certains cas (en Amérique du Sud surtout), il faut mettre le papier dans le petit sac poubelle qui pend non loin de vous, parfois non loin de votre nez.
La version luxe rencontrée en Amérique
du Sud fut des toilettes assez conventionnelles mais où vous ne pouvez pas
jeter le papier, après usage (…) en compagnie du reste mais vous devez le
mettre dans une poubelle. Cette poubelle est soit pourvue d’un couvercle qu’il
est alors bon d’arriver à faire battre sans vous en mettre sur les mains (ou
sur le couvercle) ou sans couvercle et là, c’est plus facile mais visuellement
(et parfois olfactivement) moins agréable.
Bref, vous l’aurez compris, quand on voyage, il vaut mieux ne pas être un accroc de la longue pause toilettes, de lecture de merde (y lisez-vous Les Echos ou Le Monde Diplomatique ?).
Mais pour moi, un chiotte reste un chiotte, des toilettes des toilettes et on parvient vite à faire avec, n’ayant certes guère le choix…
Pace Salute
20 décembre 2008
Lyon en lumières
08 décembre, Lyon fête ses lumières.
Un peu d'histoire... En
1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation
d’une statue, envisagée comme un signal religieux au sommet de la
colline de Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le
sculpteur lyonnais Fabisch, et la date du 8 septembre 1852 est choisie
pour son inauguration. Mais au mois d’août, la Saône sort de son lit et
envahit le chantier où la statue doit être réalisée. L’inauguration
est donc reportée au 8 décembre, fête de l’immaculée conception. Le
jour même, les journaux annoncent le programme de la soirée et toute la
ville se prépare pour l’événement. Quelques uns prévoient même
d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. Mais
le mauvais temps va à nouveau contrarier les réjouissances,
contraignant les autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12
décembre. Malgré ce contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas
éteint. Dès 18h, les premières fenêtres s’allument, et à 20h,
la ville entière est illuminée. Une grande partie de la population
descend dans la rue, joyeuse et attendrie, s’étonnant de ce geste
spontané et communicatif. Les autorités religieuses suivent le
mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit. Ce
soir là, une véritable fête est née ! Chaque année désormais, le 8
décembre, les Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et se
retrouvent pour déambuler dans les rues de la ville. Et c'est ainsi que 156 ans plus tard, je pars me promener dans ces ruelles mises en lumières, ces édifices qui s'amusent avec les lumières comme moi je m'amuse avec mon objectif. Je tente de saisir ces instants, d'en garder une trace, même fugace, souvenir visuel d'un moment visuel (voir dans "Photos, Q - La France, le retour"). La magie opère, je renoue avec la fête que j'avais un peu délaissé ces dernières années et j'avoue que cette édition était un bon cru. Mes yeux brillent, scintillent de milles feux, le bout de mon nez est frais mais il ne pleut pas. Je rentre alors chez moi me réchauffer avec une bonne petite mirabelle maison, laissant les luminions sur les rebords de ma fenêtre finir de briller, de scintiller au gré du vent frais et je m'endors tranquillement. Ce fut de belles soirées Pace Salute
L’histoire du 8 décembre est intimement liée à l’histoire religieuse lyonnaise.
Il y a du monde, un monde fou. Quatre millions de personnes sont venues braver le froid, se réchauffer à coups de piètres vins chauds et il faut parvenir à se frayer un chemin, à poser son pied d'appareil photo, à garder son calme.
Laissant les moments les plus peuplés aux gens qui aiment ça, je décide d'y aller quand c'est un peu plus calme.
Lyon est une grande ville et je n'ai pu aller partout où la lumière fut (Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide: il y
avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se
mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit: Que la lumière soit ! Et la lumière fut. - Ancien Testament, le Pentateuque, Genèse 1, chapitre 2). Heureusement qu'il était là... (mais qui a créé Dieu ?) car sinon Lyon n'aurait pas sa belle fête aux kebabs-lumières.
10 décembre 2008
Le Progrès du 30 novembre
Le 28 novembre, je vous parlais d'un article à venir dans le Progrès, le canard lyonnais.
Ce n'est pas très lisible (voir dans "Photos, Q - La France, le retour" ;"A.Malherbe promène sa ceinture noire autour du Monde") mais j'ai le texte à dispo si cela vous intéresse.
J'en tire plus une satisfaction de voir que ce genre de voyage intéresse les gens, qu'il leur permet de poser et de se poser des questions sans en tirer une quelconque prétention.
Bonne lecture,
Pace Salute
Antoine
Et que voulez-vous, ne s'appelle pas Antoine M. qui veut !...
01 décembre 2008
Made in India
L'album photos sur l'Inde comportait très peu de photos, c'est chose réparée.
Il manque une dizaine de jours de voyage suite au vol de mon appareil (au Népal) dont un très bon weekend avec Aurélie ma cousine et la découverte de cette ville extraordinaire et marquante qu'est Varanasi (alias Bénares).
Bonne vadrouille en terre indienne.
Pace Salute
29 novembre 2008
L'Esprit du Judo
Un petit article dans la magazine "L'Esprit du Judo" sur mon voyage est paru dans le numéro de ce mois-ci (voir album photo Q - La France, le retour).
Les ersatz de la Star Ac' n'ont qu'a bien se tenir...
Pace Salute
La Casa Gorriones a enfin ses photos
Un nouvel album photos a été ajouté, sur la Casa Gorriones au Pérou où j'ai séjourné en tant que volontaire (N2 - Le Pérou, La Casa Gorriones).
Merci à Laetitia pour ses photos, ayant toujours quelques difficultés à ouvrir les miennes.
Ces enfants nous offrent leur sourires, leurs bouilles dont on ne peut décidément pas rester insensible. Mais ce sont aussi les volontaires et les senioritas qui donnent tant et avec cet immense plaisir sans attendre en retour plus qu'un sourire.
Pace Salute
28 novembre 2008
La célébrité au bout mes ailes d'oiseau voyageur ?
De retour en France, sur Lyon, j'ai retrouvé mon club de judo à Caluire avec un plaisir difficile à dissimuler.
J'ai eu droit à une photo et un petit commentaire du correspondant local du Progrès lors du pot pour mon retour sur les tatamis de mon dojo (voir dans "Photos, Q - La France, le retour").
C'est sympa... Un article est dans les tuyaux, à suivre donc.
Moi qui ai écrit il y a peu "Je n'suis pas un héros..." (voir article du 20 septembre), serais-je en train de plonger ?...
Je ne pense pas mais faire partager et parler de cette belle aventure restent un réel plaisir.
Après en avoir parlé aux jeunes judokas du cours enfants, répondant à leurs questions, à la question de mon entraîneur "Qui voudrait partir voyager autour du Monde ?", tous ont levé la main.
S'ils pouvaient à la veille de Noël rêver plus à ça qu'à la dernière console de jeu, ce serait pas mal. Mais ne rêvons pas... Et puis si, rêvons un peu, je l'ai fait pendant un an et le rêve, on ne peut nous l'enlever. Et c'est bientôt Noël, je ne sais pas vous mais pour moi, le Père Noël passe toujours alors c'est bien qu'il existe !
Pace Salute
26 novembre 2008
Marseille, accueillante comme ses eaux
Il m'a fallu peu de temps avant de chercher à m'évader à nouveau.
A peine 10 jours après mon retour sur Lyon et un seul weekend dans cette bonne vieille ville que je me suis échappé pour Marseille.
Weekend où je retrouvais Lætitia, amie rencontrée à la Casa Gorriones au Pérou.
De Marseille, je connaissais quelques endroits, son "p'tit jaune" que j'aime à déguster bien frais sans trop d'eau mais c'est surtout ses fonds qui m'avaient souvent amené à lui rendre visite.
J'ai découvert une ville agréable, aux multiples facettes. Et il ne m'a pas fallu longtemps pour arborer mon regard de voyageur, sûrement un peu innocent. Le voyage n'exige pas de longues routes, il n'est pas forcément synonyme de grand départ, c'est juste une simple et magique envie de découvrir.
L'appel de l'eau plus fort que tout ? J'avoue ne pas avoir résisté longtemps à l'appel des eaux bleues de Cassis... Quelques échanges de regard entre elle et moi et j'ai plongé. Quel bonheur de nager, de barboter, de sentir le sel piquer mes yeux.
Découvrir un endroit, une ville avec des personnes qui la connaissent, qui l'aiment est véritablement intéressant. Cela m'est arrivé plusieurs fois en voyage et c'est pareil partout. Il permet de changer un peu son regard, de l'apprécier autrement et de tomber aussi sur de bons lieux de vies, de sorties.
Un programme super entre théâtre, balades, baignade, bon resto, bar sympa, une bonne bouteille autour de fromages (promesse tenue !...), repas lao,... a guidé mes pas tout au long de ce weekend. Trois jours de changement d'ambiance, sous le soleil où je me suis senti encore un peu libre, libre de mon temps, libre de me laisser guider par mes sensations.
Encore Merci Lætitia !
Je m'en suis retourné sur Lyon car je ne peux non plus passer mon temps à me promener.
Pace Salute
J'accompagne le récit de quelques photos, bien évidemment.
24 novembre 2008
Poursuivre...
Difficile de ne pas envisager donner une suite à ce blog, de ne pas le poursuivre. Peut-être est-ce un moyen de me sentir encore un peu parti je l'avoue, de m'attacher, me rattacher.
Mais que puis-je faire d'autre ? Le clôturer ?, le laisser mourir ?, ne plus m'en préoccuper ? Cela est purement impossible. Il a été mon carnet de voyage, la plume de mon esprit, le papier de mes pensées.
Je suis revenu, le voyage est-il derrière moi ? Non, il est en moi, ancrée dans mes chairs, dans mon âme.
Je continuerai donc à le faire parler, le faire raconter. Ce sera moins riche ou plutôt moins "exotique" mais je ne saurais lui dire de se taire, le ranger tel un livre lu prenant la poussière sur une belle étagère, tel le journal intime d'une adolescente remisé au fond d'un carton.
Il a su sortir de son coté froid, virtuel, il a donné vie à mes aventures, à mes récits, il s'est montré chaleureux, vivant, séduisant, plaisant.
J'ai eu beaucoup de témoignages sympas quant à ce blog et il m'a permis non seulement de vous faire vivre à distance mon voyage, de vous tenir au courant de mes aventures et de me sentir proche de vous.
Si je l'ai fait pour vous, je l'ai également fait pour moi, j'y ai pris un grand plaisir.
Quelques articles sont dans les tuyaux, dans les canaux webiens mais ils ne seront mis qu'après Noël pour des raisons de confidentialité..., réservant la primeur au Petit Théâtre (seuls les initiés, c'est-à-dire la famille et quelques amis peuvent comprendre, désolé...).
antoinevoyage is not dead !...
A la prochaine pour la suite de l'aventure !... La vie est une aventure alors une partie y sera confinée dans ce livre ouvert.
Pace Salute




















