Antoine Voyage...

Tour du Monde, voyages, découverte

03 septembre 2012

Guatemala City, la pose et l'envol

Plus grande capitale d'Amérique Centrale avec 1,2 millions d'habitants, elle s'étend sur une chaîne de monts érodés entaillés de profondes ravines.
Elle est en même temps sale, dangereuse et sans intérêt mais aussi fascinante. Je ne sais pas si c'est parce qu'on m'en a dit autant de mal que j'ai apprécié mon séjour bien que bref.
Je me trouve un hôtel au centre et pars à la découverte des environs. Je suis dans la "zona 1" où dans la rue piétonne se mêlent musiciens et spectacles de rue, les clowns animent le centre. Je prends mon temps, me promène au marché, regarde le "baissé" du drapeau sur la grande place, si grand qu'ils doivent être 8 à 10 pour le plier si minutieusement que seule ma mère serait capable de rivaliser de précisions...
Je finis la journée dans les lieux animés, observant et profitant de la nuit agitée, à boire des verres en écoutant de la musique live. C'est aussi le moyen de discuter avec cette population accueillante. Si on annonce dix meurtres par jour dans la capitale, je n'ai pas vu de tension particulière. Il s'agit plus règlements de comptes de mafieux et autres trafiquants ou d'éliminer ceux qui veulent améliorer les choses au détriment de leurs intérêts. 
Je rentre et passe une dernière nuit guatémaltèque.

Le lendemain, après un petit-déjeuner sur le marché, mon taxi, tel un fan de Loëb file à travers les rues heureusement peu fréquentées en ce dimanche matin. J'arrive vivant... Cela signe la fin de mon séjour, de mon voyage. Il me reste à décoller et atterrir trois fois et je serai chez moi. Installé en dernière minute en business class lors du premier vol, je retournerai en class eco pour la suite et ne parviendrai pas à dormir. La route a été longue mais ça fait partie du voyage.
C'est toujours un enchantement d'observer la terre du ciel, ces étendues qui semblent vierges, presque immaculées loin des agressions humaines où les nuages ne semblent être là que pour le décor. La pleine lune les illumine ainsi que les ailes de mon avion qui ne semblent pas vouloir se détacher.

S'il fut difficile de rentrer car j'aurais bien poursuivi ma balade plus au nord, ou au sud ; à l'est ou à l'ouest..., je rentre une fois de plus persuadé que ces moments là restent mon ballon d'oxygène avec lequel je m'élève un peu plus haut que la simple vie que je mène et c'est devenu un vrai besoin au delà du simple plaisir..

Il faut revenir pour pouvoir repartir...

Pace Salute

Posté par Antoine Voyage à 23:07 - W - Le Guatemala - Commentaires [0] - Permalien [#]

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